‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 112 sur 303 · Voluptas ineis mortua erat. » Revel. lib. 1, cap · texte numérisé non relu

Voluptas ineis mortua erat. » Revel. lib. 1, cap

3. Part. 1, cap. 1 . Le P. Eudes cite ce l'ait et le précédent d'après Vega, Theol. Mar., n. 835. Le P. Lépicier cite lui aussi quelques-uns

196 l'enfance admirable

Anne, duchesse d'Ustronie, reçut une pareille grâce par les prières du bienheureux Stanislas Kostka, de la Compagnie de Jésus, comme il est rapporté en sa vie imprimée à Rome. Le Révérend Père Jean de Jésus Maria, Carme déchaussé, rapporte, dans un livre qu'il a écrit des actions illustres de sainte Thérèse, qu'une femme proche de son accouchement, ayant imploré le secours de cette Sainte, enfanta sans aucune douleur.

Or, si par l'intercession de ces Saints, Dieu a opéré ces merveilles en des mères qui ont produit leurs enfants dans un état de péché et de perdition, n'est-il pas aisé de se persuader qu'il n a pas moins privilégié la sainte mère de la Reine de tous les Saints, par les mérites de celle qu'elle a conçue et enfantée dans la plénitude des grâces : In plenitudine sanctorumx ?

7. J'entends la sainte Église qui chante en la Nativité de notre bienheureuse Enfant : Votre naissance, ô Vierge Mère dp Dieu, a rempli tout le monde de joie. Si tout l'univers a été rempli de joie, lorsque sainte Anne a produit cette divine Enfant, serait-il bien possible que la fille et la mère, non seulement n'eussent eu aucune part en cette réjouissance universelle, dont elles étaient la source, mais que cette naissance eût été un sujet de douleur et de larmes pour la mère et pour la fille : pour la mère, n'y ayant peut-être point de plus sensibles douleurs en ce

des faits invoqués ici par le P. Eudes. Voici ses paroles : « Nullum dolorem B. Virginis nativitas attulit sanctae Annae : non decebat enim ut nativitas illa quœ toti mundo afferebat gaudium, sanctae Annae afferret dolorem, ita quod in hoc casu dici debeat fuisse derogatum pœnae a Deo latœ : In dolore paries filios. Quod confirmatur ex S. Bernardi régula : Quidquid aliis, licet paucissimis, est concessum, non est credendum gloriosse Virgini fuisse ncgatum. Atqu1 plurium sanctorum matribus partum sine dolore concessum fuisse historia testatur, ut matri sanctae Theresiae, sanctae Ludwinae, necnon sancti Stanislai Kostka. Ergo multo magis Deiparœ matri hoc fuisse concessum credendum est. » Tract, de B. V. Maria, p. 2, c. 2, a. 1, n. 11.

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