‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 127 sur 303 · Eccli. XXIV · texte numérisé non relu

Eccli. XXIV

'1. « Quis vero fons vitae, nisi Christus Dominus ?... Derivatus est Ions usque ad nos, in plateis dérivât* sunt aquae... Descendit per aquae-ductum (Mariam) vena illa caelestis, non tamen fontis exhibens copiam, sed stillicidia gratise arescentibus cordibus nostris infundens, aliis quidem plus, aliis minus. Plenus equidem aquae-ductus, ut accipiant cseteri de plenitudine, sed non plenitudinem ipsam. » Serm. de Xat. B. Virg.

220 l'enfance admirable

Vierge y est comme le canal des grâces qui sont données aux fidèles. Tous les Saints sont des ruisseaux qui contiennent chacun leur portion de la même grâce. Toutes les grâces sont dans la fontaine comme dans leur première origine. Elles se trouvent aussi dans les ruisseaux, là où elles sont partagées à proportion de la capacité de chaque ruisseau ; mais elles sont entièrement et sans réserve dans le canal qui les reçoit de la fontaine pour les communiquer diversement aux ruisseaux, et pour les communiquer de telle sorte qu'il n'en perd rien du tout, les conservant entièrement en soi-même, comme le flambeau qui, en faisant part de sa lumière, la garde toute pour lui.

Nihil nos Deus habere voluil, quod per Marias manu s non transiret : « C'est un décret arrêté dans le conseil de la divine Majesté, dit saint Bernard ', que sa bonté ne départira jamais aucune grâce à personne qui ne passe par les mains de Marie. » Pourquoi est-ce, mon Dieu, que vous le voulez ainsi? qui vous a porté à faire ce décret? C'est votre amour vers cette très aimable Vierge, et votre charité vers nous: Votre amour vers elle, pour obliger tous les hommes à la reconnaître et honorer comme la source de leur salut après vous ; votre charité vers nous, pour nous donner, par son moyen, un accès plus facile à la première fontaine de notre bonheur éternel, dont vous soyez béni, loué et glorifié éternellement.

La dix-septième et dernière interprétation est de Théodore, surnommé le nouveau Confesseur, qui salue la sainte Vierge en cette façon : A ve Maria, quasi dicas, Mupta, propter innumerabilem tuorum encomiorum copiant* : « Je vous salue. Marie, qui, selon ce mot grec, Mupta, fort semblable à votre Nom, contenez en vous dix mille, c'està-dire, un nombre innombrable de grandeurs et de mer-

J. Serra, 3. in Vig. Xat. Dont.

■2. Orat. de Xat. Vire,

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