‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 152 sur 303 · Gen. Xlf · texte numérisé non relu

Gen. Xlf

:254 l'eneance admirable

de la tille d'Abraham de la maison de ses parents, l'a disposée à être la Mère de tous les enfants de Dieu, et la Mère de Dieu même : tant il est vrai que Dieu rend non seulement au centuple, mais mille et mille fois au centuple, tout ce que l'on quitte pour l'amour de lui.

Voici une troisième sortie infiniment plus considérable que les deux précédentes : c'est la sortie admirable que le Fils de Dieu a faite du sein adorable de son Père pour venir en ce monde : Exivi a Pâtre, et veni in mundum\ avec laquelle la sortie de notre, divine Enfant de la maison paternelle a beaucoup plus de rapport qu'avec les deux autres ; car il est convenable qu'il y ait une parfaiLe ressemblance entre le Fils et la Mère. Voici les rapports :

C'est l'amour intini du Fils de Dieu vers son Père1 et vers les hommes qui le tire de son sein paternel pour le faire venir en la terre, afin d'y faire connaître et aimer son Père et d'y opérer le salut des hommes : amour si tendre et si ardent, que ce très aimable Sauveur dit un jour à sainte Mechtilde, que pendant qu'il était en ce monde, le souvenir de cet amour immense qui l'avait fait sortir du sein de son Père, pour venir chercher les pécheurs en la terre, lui tirait les larmes des yeux toutes les fois qu'il y pensait ; mais c'étaient des larmes d'amour et de tendresse vers nous. C'est aussi l'amour dont le Cœur sacré de la petite Marie est embrasé pour son Dieu, qui la tire du sein de son père et de sa mère, et qui la fait aller au temple de Jérusalem, sachant qu'elle fera une chose bien agréable à son Père céleste, lequel lui inspire ce sentiment pour la disposer à être la compagne et la coopératrice de son Fils dans le grand œuvre du salut des pécheurs.

Comme le Verbe éternel sort du sein adorable de son Père, qui est le premier et le plus saint de tous les saints

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