CHAPITRE XXVIII
Exhortation aux filles et femmes chrétiennes, pour les porter à imiter la petite Marie dans le saint emploi qu'elle fait de son temps.
% près vous avoir mis devant les yeux, mes très chères -"■*- sœurs, le très saint usage que notre aimable Enfant a fait de tout son temps pendant qu'elle était dans le temple de Jérusalem, trouvez hon que je m'adresse à vous pour vous exhorter et pour vous supplier de ne rejeter pas un très beau miroir que le Roi du ciel vous vent donner. Quel est ce miroir ? Écoutez le grand saint Ambroise, il vous le dira. « Ayez toujours devant les yeux, ce dit-il1 , « la vie toute pure et toute sainte delà bienheureuse Ma- » rie. C'est un divin miroir dans lequel vous verrez la » beauté éclatante de toutes les vertus, et un modèle par-
• fait de votre vie et de vos mœurs, sur lequel vous de- » vez former vos actions, et prendre règle de ce que vous » avez à faire et à ne pas faire, des défauts que vous devez » éviter, et des vertus qu'il vous faut pratiquer, en imi- » tant soigneusement l'exemple de cette divine Vierge. » C'est en cette imitation, mes chères sœurs, que consiste votre gloire, votre bonheur et votre salut éternel. N'est-ce pas une grande gloire à une chétive créature de
1. « Si t igitur vobis, tnnquam in imagine descripta, virginitaa vitaque beat se Mariée, de qna vclnt in sperulo refutget speries rastitatis et forma virtutis. Hinc su ma ti«) licet exempta vivendi, ubi tanquam in exemplari magisteria expressa probitalis, quid corrigera quid effugere, quid tenere debeatis, ostendunt. » De Virginiblib. 2.