Sap. XIII
2. « Quae plene de omnibus a principio cœlitus fuerat instructa mysteriis ». IIom.il. 4 super Missus est. De son côté, dans son Traité super Missus est, cap. 149, Albert Le Grand l'ait une longue énumération des connaissances infuses de la très sainte Vierge. Cf. Vega, Theol. Mar. n. 968.
3. « Tanta sapientiae claritas a Deo superinfusa est, cum Maria interpretetur illuminata, quod htec septem intelligebat, secundum quosdam : Primo, naturam creatam irrationalem ; secundo, naturam creatam rationalem ; tertio, naturam creatam spiritualein ; quarto, naturam increatam divinalem ; quinto, omnia quae erant fugienda
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térielles, de celles qu'il faut fuir, de celles qu'il faut embrasser, et des règles et moyens convenables pour faire l'un et l'autre.
Et l'on peut dire avec raison qu'elle avait toutes ces connaissances par le droit de sa souveraineté. Car Dieu lui ayant donné la qualité de Reine et de Dame souveraine de l'univers dès le commencement de sa vie, ainsi que nous verrons ci-après, il était convenable que, comme il fit connaître à Adam toutes les créatures qu'il assujettit à sa puissance, il donnât aussi à cette grande Princesse la connaissance de l'étendue de son domaine, mais d'une manière d'autant plus éminente que la dignité de mère est relevée par-dessus la qualité de serviteur.
Si cette merveilleuse Enfant a eu des connaissances si extraordinaires dès les premiers mois de sa vie, que peut-on dire de l'avancement qu'elle a fait dans la science de Dieu, en la suite des années de son Enfance, sa lumière croissant toujours de jour en jour par plusieurs moyens ?
Car, premièrement, elle a eu l'usage de raison dès le premier instant de sa vie, qui lui a toujours été continué ; et Dieu lui a donné un esprit très excellent, exempt de tout ce qui pouvait troubler sa paix et sa tranquillité, et toujours très disposé à recevoir les lumières du ciel, n'ayant rien en soi qui fût capable d'y apporter le moindre empêchement.
Secondement, l'exercice de la plus haute contemplation, qui lui était familier et ordinaire, la remplissait des plus belles lumières du ciel.
En troisième lieu, la conversation fréquente quelle avait avec les Anges, spécialement avec saint Gabriel, lui donnait de grandes connaissances des choses célestes et éternelles.
et aspernanda ; sexto, omnia quae erant sequenda et amplectanda : septimo, per quem modum et ad quantum gradum omnia esscnt odienda vel diligenda. » Serm. 4 de Concept, art. 1, cap. 2.
En quatrième lieu, saint Sophronius ' et saint (irégoire •oV Nysse- écrivent qu'ayant appris, dès ses plus tendres années, la sainte langue, c'est-à-dire, la langue hébraïque, elle s'appliquait souvent, spécialement pendant qu'elle était dans le temple, à la lecture et à la méditation des divines Ecritures, dont le Saint- EsprH lui donnait des intelligences si claires, que saint André de Jérusalem3 dit qu'elle n'ignorait pas les mystères qui y sont contenus. Aussi saint Augustin lui parle-t-il en cette façon : « Sou- » venez-vous, ô Marie, de ce que vous avez lu dans les » Prophètes : car la connaissance des mystères qui sont » renfermés dans les Livres divins ne peut pas vous être » cachée, puisque vous devez enfanter celui qui contient » en soi la plénitude de toutes les lumières prophé- » tiques4. »
En cinquième lieu, l'esprit de prophétie, qui a été donné même à des vierges païennes, telles qu'étaient les Sibylles, ne pouvait pas manquer à la Reine des saintes Vierges. Témoin son admirable Cantique, dont toutes les paroles sont autant d'oracles de l'esprit prophétique qui la possédait. A raison de quoi saint Basile, saint Jérôme, saint Cyrille et saint Augustin lui attribuent le nom et la qualité de Prophétesse.
En sixième lieu, la grâce des divines révélations, qui est assez commune à plusieurs des fidèles serviteurs de Dieu, n'a pas été déniée à la Mère.
En septième lieu, qui pourrait comprendre les lumières admirables dont le Saint-Esprit, qui la possédait