I Reg. II. 3.e— 6. Isa. XI
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lement pour savoir, et c'est une dangereuse curiosité. Secondement, il y en a qui désirent savoir pour faire parade de leur science, et c'est une damnable vanité. En troisième lieu, il y en a qui veulent savoir pour vendre leur science, et c'est une honteuse avarice. Mais il y en a d'autres qui désirent sa\oirpour être capables d'instruire et d'édifier leur prochain, et c'est charité. Et il y en a. d'autres qui veulent savoir pour s'instruire et s'édifier eux-mêmes, et c'est prudence : Sunt qui scire volunt eo fine tanlum ut sciant, et turpis curiositas est. Et sunt qui scire volunt, ut sciantur ipsi, et turpis vanitas est. Et sunt item qui scire volunt, ut scientiam suam vendant, et turpis quœstus est, Sed sunt quoque qui scire volunt, ut sedificent, et charitas est. Et item qui scire volunt, ut ;i-difi~ renlur, et prudentia esl \
Ne permettez pas, ô Vierge sacrée, que nous soyons du nombre des trois premiers, qui font un si mauvais usage de leur science ; mais faites qu'à l'imitation des deux, derniers, nous ne fassions aucun usage de nos connaissances que pour donner des instructions salutaires à notre prochain, et pour nous rendre plus agréables à sa divine Majesté. Surtout rendez-nous savants en la connaissance de nous-mêmes, de notre néant, de nos défauts, de nos faiblesses, de nos misères infinies, afin que cette connaissance nous conduise à la véritable humilité, puisqu'il est très vrai, ce que dit encore le même saint Bernard, qu'entre plusieurs sciences qui sont parmi les hommes, il n'y en a point de meilleure que de se connaître soi-même : Mullse sunt scientise hominum, sed nulla melior est illa, qua cognoscit homo seipsum2.