Opuscul. 8 ; et in I, Dist. 44, a. 3, ad
3. « S. Thomas {O/msc. 8, et in J, dist. 44, a. 3, ad. 3) de dignitate maternitatis Dei sermonem attexens, longe excedere ait omnes Angelorum et hominum dignitates. non solum quando Mater Dei fuit, et quasi in actu exercito, sed etiam quando futura erat Mater Dei a primo suée conditionis momento, et quasi in actu signato... Jd etiam innuunt verba S. Damasceni (Orat. de Sat. Virg.}, cum ab ipsa nativitate in Angelis dominatum et excellentiam auspicatam fuisse B. Virginem, docet ; eademque ratione a conceptionis instanti idem dici posset. Pergit S. Doctor et subdit : Hodie clarissimus Dei nions paritur, Mons, inquam, ille qui collent omnemet monlem, id est Angelorum et hominum sublimitatem exsuperat ». Vega, Theol. Mar. n. 1158. Il est clair que le P Eudes n'a fait que traduire ce passage de Véga, et que c'est d'après ce théologien qu'il cite S. Thomas et S. Jean Damascène.
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pour être sa Mère, il était convenable que dès lors elle eût en soi une plénitude de grâce qui fût correspondante à cette très importante élection, et qui la disposât à cette très haute dignité ; et qu'en effet elle a été plus remplie, de grâce, en sa première sanctification, que tous les autres, c'est-à-dire, que tous les Anges et tous les Saints. Et ce saintDocteur n'est pas seul qui parle ainsi. « Il est constant, dit saint Laurent Justinien, que le Verbe éternel a aimé et choisi la bienheureuse Vierge pour sa Mère avant qu'elle fût née, et qu'il Ta remplie d'une grâce trèsabondante lorsqu'elle était encore au ventre de sa mère. » « Lorsqu'elle a été élue pour être la Mère de Dieu, dit saint Jean Damascène \ elle a reçu une plénitude de grâce conforme à cette très sublime dignité. » Elle a été plus aimée de Dieu, dit saint Bernard, dès le moment de sa Conception, que tous les autres Saints, parce que Dieu Ta regardée et aimée dès lors comme celle qui devait être la Mère de son Fils : In Mo instant) Conceptionis,plus amabatura Deo quam caeteri Sancti, quia amabatur ut Mater futura*. Or, si notre divine Enfant a été plus remplie de grâce, dès le premier instant de sa vie, que tous les Anges et tous les Saints ensemble, on ne peut pas nier que dè> lors elle n'ait eu un plus grand éloignement du péché,
1. « Ex fine, ad quein Maria a Deo praeelecta fuit, colligit S. Thomas, :$, 27, 5, jam in prima sanctificatione majorera prae cœteris gratise plenitudinem obtinuisse ; quainvis enim tune adhuc Christo non esset conjuncta per maternitatem, divisa tamen praedestinatione ad illam, ordinem habebat, ad quam opus erat jam ut a primo suée conditionis exordio per gratiae plenitudinem disponeretur... Qua; ratio confirmari potest ex Damasceno [Orat. 1 de dorm. Deiparse) : Prias cnm rationc c/ecta fuit ut. Mater Dei esset, quant ad taniam graliant : ergo ea gratise plenitudo i/>si fuit e.rhihita. quee mat rem deeebat. Idem etiam sonant verba S. Laurentii Justiniani (Serm. de Nativ- Virg.) : Illam profecto adhuc in Matris utero de cubant em ndamavit Yerbum, sibique in genilriceni elegU, utpote sttperabundantt benedutione prseveniam, jamque S. Spirilus magisterio depulatam. » Vega, Theol. Mar. n. 1158. Ici encore, le P. Eudes ne l'ait que traduire son auteur favori.