‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 232 sur 303 · Gai. IV, 19. — 2. Psal. II, 7. — 3. Scrm. 1 de Nat. Dom · texte numérisé non relu

Gai. IV, 19. — 2. Psal. II, 7. — 3. Scrm. 1 de Nat. Dom

SECONDE PARTIE. — CHAPITRE XIII iOl

même Saint, si elle n'avait porté plus heureusemenl Jésus-Christ dans son Cœur que dans son ventre : Materna propinquitas nihil Mariée profuisset , nisi felicius Christum Corde, quant carne gestasset1. Voilà la maternité spirituelle de notre sainte Enfant.

Voulez-vous savoir maintenant quelle est sa Maternité morale? (Test celle dont le Saint-Esprit l'ait mention dans ces dernières paroles de l'Évangile qui se lil en la messe de la Conception et de la Nativité de notre sainte Enfant : Jacob a engendré Joseph, l'époux de Marie, de laquelle Jésus est né '-'.

Remarquez que, par ces paroles, la sainte Église nous mettant devant les yeux la bienheureuse Vierge comme une enfant qui commence à vivre dans le ventre de sa mère, ou qui vient de naître, nous la représente au même temps comme celle de laquelle Jésus est né, et, par conséquent, comme Mère de Jésus ; et elle la regarde aussi en cette qualité dans ces deux fêtes de son Enfance, quand elle dit, dans le divin office :. Corde et animo Christo canamus gloriam, in hac sacra solemnilate prsecelsx Génitrices Dei Morue : « Chantons d'esprit et de cœur les louanges de Jésus Christ en celte sacrée solennité de Marie, la très digne Mère de Dieu. »

D'où vient que l'Église regarde et honore cette Enfant comme Mère de Dieu? C'est qu'étant animée, éclairée et conduite de l'Esprit de Dieu, elle la regarde comme Dieu la regarde, c'est-à-dire, comme celle qui, ayant été choisie de Dieu de toute éternité, par un décret inviolable et irrévocable, pour être Mère de son Fils, est considérée de sa divine Majesté, dès le moment de sa naissance, voire de sa conception, en cette glorieuse qualité de Mère de Dieu.

Il est vrai qu'elle n'est pas encore actuellement et

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