Orat. de pcenit. Theooh. — 4. Llb. de Excell. Virg
La première est son innocence.
La seconde, sa simplicité.
La troisième, son humilité.
La quatrième, son obéissance.
La cinquième, sa patience.
La sixième, son amour vers Dieu.
La septième, sa charité vers Je prochain.
La huitième, le mépris et le dégagement du monde et de soi-même.
La neuvième, sa pureté virginale.
La dixième, son silence.
La onzième, sa douceur et mansuétude.
La douzième, sa modestie.
Si je m'étendais sur toutes ces vertus, je grossirais trop ce livre, et ne pourrais pas éviter de dire beaucoup de choses qui ont déjà été dites par plusieurs grands auteurs qui ont écrit sur ce sujet, entre lesquels je vous conseille de voir ce qui est sur la fin de l'excellent livre de M-r Abelly, évêque de Rodez, intitulé : La tradition de /' Eglise, touchant la, dévotion de la très sainte Vierge Marie, Mire de Dieu.
Afin, néanmoins, de vous marquer quelque chose brièvement sur chacune de ces vertus de notre bienheureuse Enfant, je vous dirai : ■
Premièrement, qu'elle est seule, après son Fils, qui ait été douée d'une très parfaite innocence, tant pour avoir été totalement exempte de tout péché originel et actuel, que parce qu'elle n'a jamais su ce que c'est que de nuire à qui que ce soit, ni en quelque façon que ce soit.
Secondement, qu'elle a excellemment pratiqué ces paroles que son Fils devait dire longtemps après : Soyez simples comme des colombes1. Car une des louanges que le Saint-Esprit, son divin Époux, lui donne, est celle-ci :