Estote simplices sicut columbae. » Matth. X, l(j
112 l'enfance admirable
Vos yeux, ma sœur, mon épouse, sont desyeux de colombe1.
Elle n'a jamais eu de curiosité ni de duplicité, qui sont contraires à la simplicité. Elle a fui la multiplicité en ses pensées, en ses desseins, en ses désirs, en ses intentions, n'ayant jamais eu qu'un seul dessein, un seul désir et une très unique intention- en toutes choses, qui était de plaire à. Dieu et d'accomplir parfaitement sa très adorable volonté.
Troisièmement, qu'elle a été si humble, qu'elle ne s'est jamais préférée à personne, mais qu'elle s'est toujours regardée et traitée comme la dernière de tu nies les créatures. Elle dit un jour à sainte Mechtilde, que la première vertu qu'elle avait pratiquée, dès le premier instant de sa vie, c'était l'humilité-.
Quatrièinement, qu'elle a été si obéissante, que regardant toujours Dieu en ses parents et en tous ses supérieurs et supérieures, elle leur a toujours obéi très parfaitement, et jamais ne leur a donné le moindre mécontentement.
Cinquièmement, que, comme jamais personne n'a s >utl'ert tant de travaux, tant de persécutions, tant d'opprobres et tant d'angoisses qu'elle, après son Fils : jam lis aussi il ne s'est vu une telle patience que la sienne, qu'elle a pratiquée dès son enfance. Car dès lors, ayant c >nnu que le Fils de Dieu devait venir au monde, et y s uiffrir des tourments très atroces et une mort très cruelle pour sauver les hommes : celte connaissance, jointe à l'amour très ardent qu'elle lui portait, lui a causé «les douleurs inconcevables, qui lui ont fourni une tics ample matière d'exercer une patience telle que la sienne.
Sixièmement, qu'elle n'a jamais rien aimé que Dieu ; qu'elle a commencé à l'aimer dès le premier instant de sa