‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 240 sur 303 · Oculi tui columbarum. » Cant · texte numérisé non relu

Oculi tui columbarum. » Cant

2. « 0 virtutuin Région, die obsecro, qu;»* erot prima virtus in qua te in infantia exercuisti ? » At illa respondit : « Humililas et obedientia atque amor. » Liber, spec. grat. pars 1, cap. 29.

vie ; qu'elle n'a pas été un moment en Ion te sa vie sans l'aimer : qujelîe l'a plus aimé elle seule dès son Enfance, que Ions les Alises et ions les Sninls ensemble ; qu'elle aurait mieux aimé être anéantie, que de donnera aucune créature la moindre étincelle de l'amour qu'elle devait au Créateur; qu'elle a tout fait, tout quitté, tout sacrifié pour l'amour de lui ; qu'elle n'a jamais^eu d'autre volonté que la sienne; et que, comme le Père éternel appelle son Fils l'Homme de sa volonté : Virum voluntatis mcx\ il peu! bien aussi l'appeler « la Vierge de sa volonté » : Virginem voluntatis meœ, ou bien Ma volonté en elle, Vocabitur voluntas mea in ra-. Caria divine Volonté a toujours régné parfaitement en cette admirable Enfant, et elle a ton, jouis mis sa joie et ses délices à vouloir tout ce que Dieu voulait, et à ne vouloir pas tout ce qu'il ne voulait point, qui est la souveraine marque du divin amour.

Septièmement, qu'elle a été si remplie de charité pour son prochain, que jamais elle n'a eu aucune pensée, ni dit aucune parole, ni fait aucune action contraire à cette même charité ; mais qu'elle a toujours fait tout le bien qu'elle pouvait à un chacun. Et que même elle a tant aimé ses plus cruels ennemis, c'est-à-dire ceux qu'elle connaissait, par la lecture des saints Prophètes, qui devaient crucifier le Sauveur du monde, pour lequel elle avait dès son Enfance un amour incomparable, que dès lors elle a commencé n demander miséricorde pour ces perfides, et à offrir pour eux au Père éternel le sang précieux qu'ils devaient tirer des veines sacrées de cet adorable Rédempteur.

Huitièmement, qu'elle a toujours, des le commencement de sa vie, vécu dans un si grand mépris et dégagement du monde, qu'elle pouvait dire beaucoup mieux que saint Paul : Omnia arbitrai' ut stercora3 : « Je regarde tout ce qui est dans le monde comme du fumier et de

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