Isa. XL VI, IL. - 2. Isa. LXII, 4. - 3. Philip
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l'ordure » ; et qu'elle était entièrement morte à Soi-même, à toutes ses volontés et inclinations, à son propre esprit, à son amour-propre, à tous ses intérêts et satisfactions, non seulement dans les choses corporelles, mais aussi dans les spirituelles : ne cherchant rien en tout et partout, que de contenter celui dans lequel et pour lequel seul elle vivait, respirait et faisait toutes choses.
Neuvièmement, qu'elle a tant aimé la pureté virginale, que dès le premier moment de sa vie elle en a fait vteu, selon le sentiment de plusieurs Docteurs ; et que les saints Pères assurent que, si on lui eût proposé d'être Mère de Dieu n'étant pas Vierge, ou d'être Viege n'étant pas Mère de Dieu, et que Dieu lui eût commandé de choisir l'un des deux, elle aurait préféré la Virginité à la divine Maternité ; et qu& c'était ce qu'elle voulait marquer en ces paroles qu'elle dit à saint Gabriel : Qit&modo fiet istud, etc.1 Integritatem, dit saint Grégoire de Nysse, angelicee demonslrationi indicat anteponendam.
Dixièmement, qu'elle a tant aimé le silence, et qu'elle l'a gardé si exactement dans son Enfance, que nous ne lisons point, ni dans les saintes Écritures, ni dans les histoires ecclésiastiques, ni dans aucun auteur, qu'elle ait jamais dit une seule parole, soit pendant qu'elLe était en la maison de ses parents, soit au jour de sa présentation dans le temple, soit durant le temps qu'elle y a demeuré.
Onzièmement, que jamais on n'a vu une telle mansuétude et débonnaireté, après celle de son Fils. Ce qui oblige son Époux, le Saint-Esprit, de lui parler ainsi : « Le miel et le lait sont sous votre langue » : Met et lac suh lirtgua tua2. « Vos lèvres ne distillent que miel et que douceur » : Favus distillans labia tua 3. Et le même Saint- Esprit la fait parler en cette manière : « Mon esprit est plus doux que le miel, et mon partage est plus rempli