TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE il
de douceur que le rayon do miel » : Spiritus meus super mel dulcis : et hsereditas mea super mel el favum*. Mais elle n'a pas été ainsi pleine de douceur dans son
Enfance seulement, elle Fa toujours conservée et la conservera éternellement. Elle en est si remplie, même au regard des plus horribles pécheurs, que jamais elle n'en rebute aucun de tous ceux qui vont à elle pour invoquer son secours, spécialement dans ce qui regarde leur s;ilu(, en quelque temps que ce soit, et quand ils auraient commis tous les crimes imaginables. C'est ce que la sainte Eglise nous marque, quand elle dit qu'elle est notre vie, notre consolation, notre espérance : Vita, dulcedo et s/ics nostra; et qu'elle est toute pleine de bénignité, de clémence, de miséricorde et de mansuétude : 0 henigna ! o clemens ! o pia ! o dulcis Virgo Maria !
Douzièmement, qu'enfin elle était revêtue d'une modestie angélique, et que son extérieur était si modeste et si bien composé, que vous l'eussiez prise pour un Ange incarné qui charmait et édifiait merveilleusement tous «•eux qui l'envisageaient.
Louanges et grâces immortelles au Dieu des vertus. pour toutes les perfections dont il a enrichi cette admirable Enfant! Honneur et bénédiction éternelle à notre divine Marie, pour toute la gloire qu'elle a rendue à la très sainte Trinité par la pratique de toutes les vertus qu'elle a exercées durant le cours de sa sainte Enfance !