‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 271 sur 303 · Cant. I · texte numérisé non relu

Cant. I

TROISIÈME PAHTIE. — CIIANTHE IX \'Û

eut columbii- '. Car il vous avait alors présent devant ses yeux, il vous portait dans son esprit et dans son co:ur, qui étaient pleins d'un désir très ardent de vous voir orné de cette sainte vertu, pour la gloire de son Père et pour le salut de votre âme.

Entrez aussi dans un grand désir de la posséder. Examinez-vous soigneusement sur les fautes que vous y faites par la multiplicité de vos desseins, de vos désirs, de vos affections ; par l'excès de vos paroles et de vos actions ; par la curiosité de vos yeux, de vos oreilles, de votre esprit ; par vos déguisements, artifices, souplesses, mensonges, tromperies ; par l'aversion que vous avez pour les choses simples et communes, en votre manger, en votre parler, en vos meubles, en vos habits et en d'autres choses semblables; par l'inclination que vous avez aussi à suivre les nouvelles modes du monde en vos vêtements et en tout le reste. En quoi vous êtes dans un esprit très opposé à la bienheureuse Vierge , dont les meubles, les habits, les façons de faire ont toujours été très simples et ti'ès modestes., n'ayant jamais porté de vêtements d'autre couleur que de celle qui était naturelle à la laine dont ils étaient faits.

Demandez pardon à Dieu de toutes ces fautes, et prenez une ferme et constante résolution de retrancher de vous tout ce qui est contraire à la simplicité chrétienne, et d'imiter si parfaitement la simplicité de notre divine Enfant, que vous soyez du nombre de ceux qui sont appelés par saint Paul, « les simples enfants de Dieu, qui sont sans reproche » : Simplices filii Dei, sine reprehensione*, dans lesquels il met sa complaisance : Volunlas ejus in Us qui simpliciter ambulant3 ; et que vous puissiez dire avec saint Paul : C'est ici notre gloire, que le témoignage de noire conscience ne nous reproche point que nous

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