‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 286 sur 303 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Méditation sur la modestie de la bienheureuse Vierge dans sa sainte Enfance.

PREMIER POINT

La modestie est une vertu qui règle et qui conduit si bien les actions extérieures de l'homme, qu'on ne voit rien en lui qui ne porte édification.

C'est un des fruits du Saint-Esprit, selon saint Paul1 : De sorte que là où est la modestie, le Saint-Esprit y est; là où est l'immodestie, il y a un esprit opposé à celui de Dieu.

La modestie, selon le même Apûtre, est une marque visible de prédestination. C'est un des caractères par lesquels on connaît les élus, les Saints et les bien-aimés de Dieu, selon ces paroles du Saint-Esprit: Revêtez-vous comme les élus, les Saints et les bien-aimés de Dieu, des entrailles de miséricorde, de bénignité, d'humilité, de modestie-.

Autrefois, du temps de la primitive Église, lorsque la terre était encore pleine d'infidèles, on connaissait les chrétiens par leur grande modestie, qui édifiait tellement les païens, qu'elle en convertissait plusieurs.

Que ces considérations impriment en votre esprit et en votre cœur une haute estime et un grand amour pour cette'vertu, avec un ardent désir de chercher les moyens de l'acquérir.

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