‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 4 sur 303 · Royaume de Jésus, Préface · texte numérisé non relu

Royaume de Jésus, Préface

7. Voir, outre les biographes du Vénérable, son MemoHale beneficiorum Dei. passim, et son Manuel pour une communauté d'ecclésiastiques, 5* part. Jours remarquables en la Cong. de Jésus et Marie.

10 L'ENFANCE ADMIHAHLE

ger, il fallait L'entretenir de ses grandeurs, ei luimême en parlait toutes les fois que l'occasion s'en présentait, mais avec tant de zèle qu'il embrasait les cœurs de ceux qui avaient le bonheur de l'entendre. Oh ! quelle est bonne ! disait-il. Oh ! quelle est digne de nos respects ! Oh ! qu'heureux sont ceux qui lui sont sincèrement dévots' ! » « Son nom, ajoute le même écrivain, était, comme celui de Jésus, un miel sur sa langue2. » Il ne le prononçait guère sans y joindre une épithète d'admiration ou d'amour. C'est ainsi qu'il appelait la sainte Vierge la divine Marie, la Mère admirable, la Mère de miséricorde, la Mère de la belle dilection, et surtout la Toute- Bonne. « Si j'avais un nom à donner à la Bienheureuse Vierge, écrivait-il un jour à une religieuse, je la nommerais la Toute- Bonne1. »

Le P. Eudes regardait la dévotion à Marie comme une marque de prédestination4. Aussi la prêchait- il incessamment. Il en traite clans tous ses ouvrages. Dans ses missions, il y revenait continuellement, et il était heureux quand il pouvait relever une de ses chapelles, ou faire placer sa statue aux portes des villes ou à l'angle des rues. Il essayait surtout d'inculquer celte dévotion, qu'il mettait au nombre des vertus « apostoliques' », aux personnes qui travaillent au salut des Ames, principalement aux prêtres. « Je supplie, écrit-il dans YEnfance admirable, je supplie très instamment tous les pasteurs, tous les prédicateurs, tous les catéchistes,

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