Gen. III, 15. — 2. Epist
80 l'enfance àdmikable
divines Écriture^ parlent d'elle et sont faites pour elle, aussi bien que tout le monde : De hac, et ob liane, et propter hanc omnis Scriptura factaesi: propter Kanc tptus mundus factus ç&t '.
J'entends le Sauveur du monde qui dit que le patriarche Abraham a désiré ardemment de voir son jour, c'est-àdire, de le voir au jour et au temps qu'il a demeuré en la terre pour y opérer le salut du monde ; et qu'il l'a vu avec grande joie, c'est à-dire qu'il l'a vu en la lumière de Dieu, et par la révélation qui lui en a été faite : Abraham exullaoit ut videret diem meurn : vidit, et gavisus est*.
J'apprends aussi de la bouche d'un Ange, parlant dans les livres de sainte Brigitte, approuvés de trois Papes, Urbain VI, Martin V, BonifacelX3, que, comme le Fils de Dieu a tant aimé sa très aimable Mère de toute éternité, que la vue et la connaissance qu'il en a eue avant tous les siècles, lui a donné un très grand contentement : aussi, une des plus grandes consolations qu'il ait données à ses amis de l'ancienne Loi, c'est-à-dire, aux saints Patriarches et aux saints Prophètes, a été de leur mettre devant les yeux cette incomparable Vierge, qui devait naître un jour en la terre pour y donner naissance au Rédempteur de tous les hommes4.
Que c'est la consolation que sa divine Majesté donna particulièrement au saint patriarche Abraham, lorsqu'il