Première partie, ch
2. « Amen dico vobis. nisi converti fueritis et efficiamini sicut parvuli, non intrabitis in regnum cuilorum. » Mafth., XVIII, 3.
14 l'enfance admirable
et qu'au lieu de nous faire « toul petits » par vertu, nous sommes trop enclins à nous grandir par orgueil1. Pénétré de ces pensées, le P. Eudes consacrait un mois entier, du 8 septembre au (S octobre, à bonorer la sainte Enfance de Marie, ei durant ce temps il faisait réciter tous les soirs, dans sa Congrégation, les litanies qu'il a composées en son honneur*. Il consacrait en outre à la sainte Enfance de Marie le huitième jour de chaque mois3 et le lundi de chaque semaine4. De plus, outre la fête de la sainte Enfance qu'il introduisit dans sa Congrégation", il y faisait célébrer avec solennité toutes les fêtes qui ont pour objet les mystères de cette divine Enfance, la Nativité de Marie, la fête du saint Nom de Marie, la Présentation et surtout l'Immaculée Conception, à laquelle il voulait qu'on se préparât par le jeune. Cette dévotion à la sainte Enfance de la bienheureuse Vierge était ravivée chez le P. Eudes par une statue en cire représentant Marie au berceau, à laquelle il tenait beaucoup, et qu'il faisait exposer dans son oratoire, durant l'octave de la Nativité6.
1. De là celte jolie strophe de l'hymne de Prime, dans le petit Office de la sainte Enfance composé par le P. Eudes :
Infans Maria, Joacbim Annseque proies, Seraphim Heffina. pnesta servulos Parvain sequite parvulos.
2. Enfance admirable, :>• p., eh. 4; Manuel, \° p.. Pour la tête de la Nativité.