‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 74 sur 303 · Eccl. III, 13. — 2. Prof. VIII, 17. — 8. I Joon. III · texte numérisé non relu

Eccl. III, 13. — 2. Prof. VIII, 17. — 8. I Joon. III

qu'il nous est possible, la fête de sa très sainte Conception » : Fratres ditectissimi, si porlum salutis volumus apprehendere, Dei Genitricis Concepiionem dignis obsequiis et officiis ceîebremus, ut ab ejus Filio diç/na mercede rémunère mur.

Section III

En quel temps et en quel lieu la fête de la Conception immaculée de la très sainte Vierge a commencé à être célébrée.

Il n'y a rien au monde de plus pernicieux ni de plus détgstable que la nouveauté dans la doctrine de la foi : car c'est la source de l'impiété, de l'hérésie et d'une infinité de maux qui en procèdent. Mais, dans les choses qui servent à la sanctification de la vie et des moeurs des fidèles, non seulement la nouveauté ne porte aucun mauvais effet, mais elle contribue beaucoup au maintien et à l'accroissement de la piété chrétienne.

Quelle plus grande et plus sainte nouveauté se peut-on figurer, que celle qui est marquée dans ces divines paroles : Induite novum hominem* : « Revêtez-vous du nouvel homme » ? Et n'entendez-vous pas le Saint-Esprit, qui nous invite si souvent à chanter de nouveaux cantiques à la louange du grand Dieu : Cantate Domino canticum no- «wma ? Et la divine Épouse, qui dit à son adorable Époux qu'elle lui a gardé tous les fruits de son jardin, tant les vieux que les nouveaux : Omnia poma, nova et vetera, dilecte mi, servavi libi3'!

Qu'est-ce que l'on fait dans les dévotions publiques de l'Église, qui n'ait eu sa nouveauté, quand on a commencé à le faire ? S'est-il passé aucun siècle, depuis la naissance de la même Église, dans lequel le Saint-Esprit qui la gouverne, ne lui ait communiqué quelque nouvelle lu-

Page 1