‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 97 sur 303 · A la myrrhe la mieux choisie · texte numérisé non relu

A la myrrhe la mieux choisie

20. Et à quatre autres sortes de senteurs aromatiques3, dont le thymiame, qui s'offrait à Dieu tous les matins et tous les soirs dans le temple de Salomon, était composé: pour montrer que toutes les vertus très excellentes dont cette Reine des Anges est ornée, et toutes les actions très saintes de sa vie répandent de toutes parts une très suave et très agréable odeur, qui embaume et qui réjouit les hommes et les Anges, et le Roi même des Anges et des hommes. La très douce odeur de Marie, dit saint Bonaventure *, est comme l'odeur de la canette, en sa conversalion et en son action; comme V odeur du baume, en sa dévotion et en sa contemplation ; et comme V odeur de la, myrrhe, en ses mortifications et en ses souffrances.

21. Le Saint-Esprit fait encore dire à la bienheureuse Vierge : Quelle est semblable à un térébinthe*, qui est un arbre qui représente premièrement Notre-Seigneur Jésus- Christ et sa croix, parce que, comme Jacob brisa et enfouit les idoles que Rachel avait apportées dans la maison de son père, sous un térébinthe, ainsi notre Sauveur a détruit et anéanti les idoles et l'idolâtrie de lagentilité sous l'arbre de sa croix et de sa Passion. Mais ce térébinthe représente aussi la sainte Vierge crucifiée et souffrante avec son Fils, pour coopérer avec lui à l'anéantissement des idoles et de l'idolâtrie. « Le Fils et la Mère étaient crucifiés ensemble dit saint Laurent Justinien, le Fils en son corps, et la mère en son Cœur' » : In corpore Filius, in corde crucifixa erai Mater*.

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