PREFACE GENERALE XV
on a fouillé les bibliothèques des villes où les Eudistes avaient des établissements avant la Révolution; on a fait des recherches dans celles de Paris, de Rome, de Londres, de Vienne en Autriche, de Munick en Bavière ; on a compulsé les inventaires et les catalogues; desavants archivistes, tels que MM. Guizot et Léopold Delisle, ont bien voulu seconder ces investigations ; enfin le zèle des bouquinistes a été stimulé par l'appât de riches récompenses. Toutes ces enquêtes ont eu d'heureux résultats sans doute : on a pu retrouver toutes les œuvres imprimées du Vénérable Père Eudes, sauf toutefois le Testament de Jésus et du Chrétien, petit opuscule imprimé en 1641 et qui semble n'avoir eu qu'une seule édition. On a découvert aussi quelques manuscrits, signalés plus haut au § n. Mais tous ceux du § m sont restés jusqu'ici introuvables.
Les recherches faites en 1874 et 1875, au nom de la Sacrée Congrégation des Rites, dans les diocèses de Bayeux, de Rennes et de Séez, à l'occasion de la Cause du Vénérable, n'ont guère eu plus de succès, et l'on se demande s'il faut renoncer à l'espoir de posséder un jour l'œuvre complète du P. Eudes.
Malgré ces pertes déplorables, ce qui reste des écrits de ce pieux Apôtre forme encore un riche trésor, très précieux en lui-même, très précieux surtout pour les membres de ses familles spirituelles.
Faisons d'abord remarquer que tous les ouvrages du Vénérable Eudes, sans exception, sont revêtus de