XVI OEUVRES DU V. J. EUDES
l'approbation lapins haute, celle du Vicaire de Jésus- Christ lui-même. A l'occasion de sa cause de be'atilîcation, la Sacrée Congrégation des Rites dut entreprendre, en 1874, le procès de revision de ses écrits. Elle ordonna aux Supérieurs de ses Instituts, ainsi qu'aux évêques des diocèses de Bayeux, de Rennes, et de Séez, de recueillir avec soin tout ce qui était sorti de la plume du Serviteur de Dieu, et de le lui faire parvenir. Ces ouvrages ainsi recueillis furent scrupuleusement examinés par une Commission de théologiens qu'avait désignés le Saint-Siège. S'il s'y fût trouvé une expression en désaccord avec les enseignements de l'Eglise sur la foi ou la morale, il eût fallu renoncer pour jamais à poursuivre la cause. Et pourtant que d'écueils le pieux auteur n'avait-il pas dû éviter dans sa lutte contre les Jansénistes, dans la propagation de la dévotion aux Sacrés-Cœurs, et dans ses livres de piété si variés et si [nombreux! Mais la foi du P. Eudes était si pure que, malgré toutes les objections du Promoteur de la foi, appelé vulgairement Y avocat du diable, il n'y eut absolument rien à reprendre. Aussi le décret du Nihil ohstai fut-il prononcé le 7 décembre 1878, et confirmé par le Pape le 19 du même mois.
Déjà précédemment, le Souverain Pontife avait formellement approuvé ses deux Oflices du Sacré- Cœur de Jésus et du très saint Cœur de Marie (Rescrit du 13 juin 1801), et les Constitutions de sa Congrégation (Décret du 13 août 1874). Or ces deux ouvrages contiennent le fond même de la doctrine du Serviteur de Dieu dans tout ce qu'elle a de plus délicat.
Enfin, dans le Décret du G janvier 1903, relatif à