CINQUIÈME PARTIE. — § VII
Indes ; el dans toutes vos pensées, sentiments, desseins, affections et dispositions intérieures. Je vous bénis infinies fois pour toute la gloire que vous avez rendue à votre Père en toutes ces choses. Je vous offre tout l'amour et l'honneur qui vous a été rendu durant le temps de votre vie conversante, par toutes les saintes âmes qui ont conversé avec vous. Je vous offre aussi toutes les conversations que j'ai eues et que j'aurai jamais avec le prochain, en hommage des vôtres, et vous supplie de faire qu'elles soient toutes consacrées à la gloire de votre vie conversante.
3. 0 Jésus, j'adore en vous les dispositions, et intentions toutes saintes et divines avec lesquelles vous avez, conversé avec les hommes. Oh! avec quelle humilité, charité, douceur, patience, modestie, dégagement des créatures et application à Dieu vous avez conversé ! 0 mon Sauveur, je désire désormais converser avec mon prochain dans ces mêmes dispositions. Mais, hélas ! combien en suis-je éloigné ; et combien de fautes y ai-je commises par le passé, desquelles je vous demande pardon, et vous supplie d'imprimer dedans moi les susdites dispositions.
4. 0 Seigneur, vous ne vous conteniez pas d'avoir demeuré et conversé avec nous durant le temps de votre vie mortelle ; mais étant prêt de vous en retourner au ciel, votre amour vers nous toujours insatiable, et le désir extrême que vous avez de nous témoigner combien il est vrai que vos délices sont d'être avec nous, vous ont fait trouver une invention admirable pour être toujours avec nous, et même pour faire votre demeure dedans nous, et pour vous donner à nous, avec tous les trésors et merveilles qui sont en vous ; et ce par le moyen de votre divine Eucharistie, qui est l'abrégé de vos merveilles et le plus grand effet de votre amour vers nous. 0 amour, ô bonté, que ne suis-je converti en amour et en louange au regard de vous ! 0 Jésus, par-
donnez-moi, s'il vous plaît, le mésusage que j'ai fait par le passé d'une grâce si grande ; et faites que, pour l'avenir, je fasse un meilleur usage de ce divin sacrement; et que, comme vous prenez vos délices à être avec moi, je mette aussi tout mon contentement à converser avec vous, à penser à vous, et à vous aimer et glorifier.