‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostoliqueChapitre 30 sur 252 · Jésus en toutes choses · texte numérisé non relu

Jésus en toutes choses

Le Royaume île Jésus commence et finit par cette pensée de S. Paul, que Jésus-Christ doit être « tout en toutes choses ». Il faut qu'il soit tout dans les chrétiens, comme le chef est tout dans les membres. Il faut qu'il soit, par conséquent, le principe et la règle, le complément et l'objet de toute leur activité : c'est à ce prix qu'elle sera chrétienne. Pour achever de réaliser dès ici-bas, autant que le permet notre faiblesse, l'idéal tracé par S. Paul, le P. Eudes nous invite à ne considérer que Jésus-Christ dans tous les êtres avec lesquels nous sommes en rapport, et dans tous les événements, auxquels nous sommes mêlés, de telle sorte qu'il soit véritablement, comme le dit le Vénérable, « notre unique objet ».

Le P. Eudes étendait l'application de ce principe jusqu'à la très sainte Trinité. C'est moins en euxmêmes que dans leurs rapports avec Jésus-Christ qu'il contemple le Père et le Saint-Esprit. Souvent, dans son livre, il les appelle, non pas simplement, comme on le fait d'ordinaire, le Père et le Saint- Esprit, mais bien le « Père de Jésus » et « l'Esprit » ou « le Saint-Esprit de Jésus », et nous avons vu qu'il aimait à leur rendre en Jésus, avec lequel

Edit. de Rennes, 1869, Avant-propos.'

ils ue l'ont qu'un, ses hommages d'adoration et d'amour.

Toutefois, c'est surtout dans nos rapports avec les créatures qu'il convient d'avoir les yeux fixés sur Jésus-Christ, afin de le glorifier en toutes choses.

La piété envers le divin Maître ne va pas sans la dévotion à Marie. Celui-là n'aimerait point Jésus comme il veut être aimé, qui n'aurait pas au fond du cœur un ardent amour pour la Vierge bénie dont il a fait sa Mère, et, qu'il a lui-même entourée de lant d'amour et enrichie de si magnifiques privilèges. La dévotion à Marie devait donc trouver place dans le Royaume de Jésus. De fait le P. Eudes y revient souvent, bien qu'il ne lui accorde pas encore la place prépondérante qu'elle obtiendra plus tard dans son apostolat1. Le Vénérable ne veut pas que nous séparions dans notre dévotion ce que Dieu a si étroitement uni : « Jésus et Marie, écrit-il, sont les deux premiers fondements de la religion chrétienne, les deux vives sources de toutes nos bénédictions, les deux sujets de notre dévotion, les deux objets que nous devons regarder en toutes nos actions et exercices2. » Belles paroles où se trouvent admirablement condensés les enseignements de la théologie catholique sur le rôle de Marie dans l'œuvre de notre sanctification et la place qu'elle doit occuper dans la piété chrétienne.

On sait que le cardinal de Bérulle et le P. de Condren poussaient leurs disciples à s'assujettir à Marie en qualité d'esclaves, pour honorer la dépendance de Jésus à son égard durant les trente ans de son enfance et de sa vie cachée. Le F*. Eudes en fait autant. 11 veut que nous regardions Marie comme

Cf. Le Doré, Les Sacrés Cœurs et le V. Jean Eudes, I. p. Ml. Royaume de Jésus, :i" part., De la dévotion à la sainte Yien

INTRODUCTION Ai)

notre Souveraine, que nous lui référions, après Dieu, notre être et notre vie, que nous nous placions sous sa dépendance en la priant de nous conduire et de disposer de pous selon son bon plaisir pour la gloire de son divin Fils. C'est là un des côtés saillants de sa manière d'entendre le culte de Marie. Déjà pourtant sa dévotion à la sainte Vierge est empreinte d'une tendresse toute filiale, qu'on ne rencontre pas, du moins au même degré, dans les écrits de ses maîtres.

Mais ce que le P. Eudes recommande par-dessus tout, c'est d'honorer Marie, moins en elle-même et pour ses perfections personnelles, si grandes soientelles, que dans ses rapports avec Jésus, qu'elle a engendré une fois à la vie corporelle, mais qui n'a cessé de vivre spirituellement dans son Cœur ; ou plutôt, c'est Jésus vivant et régnant en sa sainte Mère, qui doit être, selon lui, l'objet de notre vénération et de notre amour. « Pour honorer Marie comme Dieu le demande de nous et comme elle le désire, écrit le Vénérable, il nous faut regarder et adorer son Fils en elle, et n'y regarder et adorer que lui. C'est ainsi qu'elle veut être honorée, parce que, d'elle-même et par elle-même, elle n'est rien, mais son F'ils Jésus est tout en elle : il est son être, sa vie, sa sainteté, sa gloire, sa puissance, sa grandeur1. » Dans les honneurs que nous rendrons à Marie, l'objet principal de notre dévotion sera donc Jésus dans ce qu'il opère de grâce et de gloire en sa sainte Mère, comme aussi dans les louanges et l'amour qu'il reçoit incessamment de son Cœur si aimant. Et le fruit de cette dévotion sera d'obtenir de Jésus par Marie la mort à nous-mêmes et une participation à la vie du Fils dans le Cœur de la Mère.

• Royaume de Jésus, l.c.

On le voit, cette manière d'entendre la dévotion à Marie se ressent profondément de l'idée que le P. Eudes se faisait de la vie chrétienne. Si les chrétiens ne sont que les membres de Jésus-Christ, si le divin Maître est, non seulement l'objet de leurs affections, mais encore le principe de tout ce qu'il y a de bon en eux, comme la tête est le principe de l'activité des membres, rien de plus naturel que de faire remonter jusqu'à lui les honneurs que nous rendons à sa sainte Mère, qui ne dépasse les autres créatures en grandeur que parce que son Cœur appartient plus pleinement à Jésus. Rien de plus naturel aussi que de la féliciter de son union au divin Maitre, et d'implorer d'elle la seule chose qui puisse lui plaire ainsi qu'à son divin Fils, savoir la mort à nousmêmes et la vie en Jésus.

Ces vues paraissent un peu élevées de nos jours, où nous n'avons du mystère de la vie chrétienne qu'une idée vague et superficielle ; mais, au temps du P. Eudes, elles étaient familières aux âmes adonnées à la vie intérieure. On les retrouve chez tous les écrivains ascétiques qui se rattachent à l'école de l'Oratoire. Elles ont inspiré à M. Olier la belle prière : 0 Jesit, vivensin Maria, que Pie IX a indulgenciée et qui est en usage dans la plupart des Séminaires de France.

Quant au P. Eudes, jusqu'à la fin de sa vie, il garda sur le culte de Jésus en xMarie les idées qu'il avait puisées à l'Oratoire. Lorsqu'il établit la fête du saint Cœur de Marie, c'est Jésus vivant et régnant dans le Cœur de sa divine Mère qu'il présenta avant tout à la vénération des fidèles : Jesum in Corde Maricé regnanterri venite adorrmus. Jésus entre, à titre de Cœur divin de Marie, dans l'objet de la dévotion au Cœur de la Bienheureuse Vierge, telle que l'entendait le Vénérable. Envisagée par ce côté

sa dévotion n'est, en somme, qu'une belle application et un heureux développement des principes posés dans le Royaume de Jésus. Déjà même dans ce livre le P. Eudes donne à Jésus le titre de « Cœur de Marie » et l'adore en cette qualité : « 0 Jésus je vous contemple et adore comme vivant et régnant en votre très sainte Mère," et comme celui qui êtes tout et qui faites tout en elle ; car vous êtes sa vie, son àme, son Cœur1. » Sans doute ce ne fut que plus tard, après de mûres réflexions, que le Vénérable s'arrêta définitivement à cette manière de voir, et que, après l'avoir introduite dans l'office et les litanies qu'il composa en honneur du saint Cœur de Marie, il entreprit de l'exposer et delà justifier dans son livre du Cœur admirable ; mais jamais, à mon sens, il ne la formula et ne l'expliqua avec plus de précision et de netteté que dans ces quelques mots jetés, comme en passant, dans le Royaume de Jésus.

Proportion gardée, le P. Eudes concevait la dévotion aux Anges et aux Saints comme la dévotion à Marie. Jésus, soit comme Dieu, soit comme homme, est tout en eux aussi bien qu'en Marie. La vraie manière de les honorer, c'est donc d'adorer Jésus dans ce qu'il est et dans ce qu'il opère en eux , comme aussi dans la gloire qu'ils lui procurent par leurs louanges et leur amour.

A l'égard du prochain, nous devons nous revêtir de la charité de Jésus-Christ, afin d'aimer^nos frères comme le divin Maître nous a aimés. N'est-ce pas ce qu'il nous demandelui-même dans ces paroles qu'affectionnait le P. Eudes : Hoe est prseceplum meum ni diligatis invicem sicut dilexi vos* ? Le moyen d'accomplir ce précepte, c'est d'aimer le prochain,

1 Royaume de Jésus, .r>e part., Méditation pour le samedi. * Joan., XV. 12. Royaume de Jésus, 2° part.. De la charité chrétienne.

non en lui-même et pour lui-même, mais pour l'.imour de Jésus qui le recommande à notre bienveillance, qui a versé pour lui jusqu'à la dernière goutte de son sang, et qui veut, après l'avoir sanctifié sur cette terre, l'associer à sa félicité dans le ciel. Il faut voir en lui « le caractère de Jésus », bien plus « une portion de Jésus, l'os de ses os, la chair de sa chair1 ». Dès que l'on s'habitue à voir ainsi Jésus dans le prochain, la pratique de la charité devient aisée.

Le P. Eudes nous conseille encore d'avoir Jésus en vue, lorsque nous nous occupons de nous-mêmes, soit en travaillant à l'acquisition des vertus chrétiennes, soit en donnant à notre corps la nourriture et le repos dont il a besoin. « Regardez, dit-il, votre santé, votre vie, votre corps comme une chose qui appartient à Jésus, et de laquelle vous devez avoir soin, non pour vous, mais pour lui2. »

Dans les créatures privées de raison,' c'est encore Jésus qu'il faut envisager. Comme Dieu, il les a créées ; comme homme, il nous a acquis au prix de son sang le droit d'en user que nous avions perdu par le péché3. Elles chantent sa gloire « de toute l'étendue de leur être et de leur puissance naturelle4» et nous invitent à le glorifier avec elles. Servonsnous-en avec action de grâces et pour la plus grande gloire de celui qui les à mises à notre disposition.

En un mot, le P. Eudes veut que nous considérions Jésus en tout et partout : dans le monde naturel comme dans le monde spirituel, parce qu'il règne dans l'un et l'autre, quoique d'une manière

1 Ho a un me île Jésus, I. c.

2 Royaume de Jésus, 2e part., Pratiques de la charité chrétienne.

3 Royaume de Jésus, 1" part.. Que toute nutre vie appartient à Jésus.

* Royaume de Jésus, i" part.. Exercice de louange.

■«différente; dans la mort où s'exerce sa souveraineté; dans le jugement particulier où éclate sa justice; dans le ciel qui est le royaume de sa gloire; dans le purgatoire où se révèlent à la fois sa justice et sa miséricorde; dans l'enfer même où il triomphe •de ses ennemis dune manière terrible.

De la sorte, Jésus sera véritablement notre « unique objet », puisque nous ne verrons les personnes et les choses que dans leurs rapports avec lui. 11 sera notre « tout », puisque nous ne chercherons et n'aimerons que lui en toutes choses, selon cette parole de S. Paul dont le V. Eudes voudrait que nous fissions la règle de notre vie : Omnia in omnibus Christus.

Telle est dans ses grandes lignes la doctrine spirituelle du Royaume <lc Jésus. Elle se ramène à ce principe, souvent rappelé par le P. Eudes, que le chrétien doit tout faire « en Jésus et pour Jésus » : en Jésus, c'est-à-dire en conformité avec lui, sous sa dépendance, en union avec lui ; pour Jésus, c'està-dire par amour pour lui et dans le but unique de lui plaire. Tout en Jésus, et pour Jésus, ou bien, pour employer une autre formule également familière au Vénérable, tout « dans l'esprit et pour l'amour de Jésus », voilà en deux mots la spiritualité du P. Eudes. Elle se résume plus brièvement encore dans ce cri d'amour que le pieux apôtre fit pousser un jour, durant une mission, au peuple de Paris, qu'il aimait à redire lui-même, et qu'il a placé au commencement et à la fin de son livre : Vive Jésus ! Vivi; Jésus ! ,

Inutile de faire ressortir la grandeur et la beauté de cette manière d'envisager la vie chrétienne. Elle séduit les àmcs pieuses dès qu'on la leur propose. Elle a d'ailleurs l'avantage de nous taire pénétrer jusqu'au fond du christianisme, dont on n'a qu'une

54 LE HOYAUME \)K JÉSUS

connaissance imparfaite tant qu'on n'a pas compris le mystère de Jésus-Christ et de son union avec les âmes. De plus, elle contribue puissamment à nous faire accepter les sacrifices inhérents à la pratique de la vertu, en nous montrant dans la mort au monde et à nous-mêmes un moyen indispensable pour faire vivre Jésus en nous.

m. — CARACTÈRE PRATIQUE DU « ROYAUME DE JÉSUS ».

Je me suis arrêté un peu longuement à l'étude doctrinale du Royaume de Jésus, afin de faire bien comprendre, dans ce qu'elle a d'essentiel, la doctrine spirituelle du P. Eudes, et d'en montrer les fondements théologiques. Gela m'a paru d'autant plus important que le Royaume de Jésus est surtout un manuel pratique, où la théorie ne trouve place que dans la mesure nécessaire pour légitimer les enseignements pratiques de l'auteur. C'est que le V. P. Eudes était un apôtre, et, en écrivant ses livres, il n'eut jamais pour but d'initier ses lecteurs aux secrets de la théologie catholique, mais de faire aimer Jésus-Christ et de sauver des âmes. La plume, comme la parole, fut toujours pour lui un moyen d'apostolat. Il a écrit le Royaume de Jésus pour les âmes soucieuses de vivre chrétiennement, et ce qu'il voulait leur apprendre ce n'était pas la théorie, mais la pratique de la vie spirituelle.

Aussi se contente-t-il de mettre en lumière, sans en donner l'explication théologique, cette vérité fondamentale que nous sommes tous appelés à continuer la vie de Jésus ici-bas, et que notre vie n'est chrétienne que dans la mesure où elle reproduit celle du divin Maître. Et cela fait, il se hâte de tirer de ce principe toutes les conséquences pratiques qui

INTHODUCTION .).)

en découlent, et de nous proposer les actes et les exercices propres à nous unir à Jésus dans tous les états et toutes les actions dont se compose la vie humaine. Son livre est une série d'exerpices à faire chaque jour, chaque semaine, chaque mois ou chaque année.

Le P. Eudes aurait pu se borner à indiquer les considérations à faire et les affections à produire dans les divers actes ou exercices qu'il conseille. C'est ainsi que procèdent saint Ignace dans ses Exercices spirituels, et saint François de Sales dans son Introduction à la vie dévote. Ils fournissent au lecteur toutes les indications voulues pour bien faire les exercices de la vie chrétienne, mais ils lui laissent le soin de les faire lui-même à sa manière.

Le F*. Eudes crut devoir aller plus loin. La doctrine qu'il enseigne parait d'abord un peu élevée, et les chrétiens peu instruits auraient pu être embarrassés pour la mettre en pratique. 11 voulut leur faciliter la tâche le plus possible, et, dans ce but, il formula lui-même, dans des Elévations pleines d'onction, les actes et les exercices dont il recommande l'usage. « La plupart de ces exercices, dit-il dans sa Préface, sont par forme d'élévation vers Jésus, afin que toutes sortes de personnes s'en puissent servir, y ayant plusieurs personnes qui ne peuvent pas facilement faire usage devant Dieu des vérités chrétiennes, quand elles leur sont proposées par voie de simple instruction. »

C'est donc le désir d'être utile à an plus grand nombre d'àmes qui a décidé le P. Eudes à employer cette forme d'Élévations, qui nous étonne un peu aujourd'hui. Au point de vue littéraire, son livre y a peut-être perdu. Mais le Vénérable était bien audessus des préoccupations littéraires. Il ne cherchait qu'à faire du bien. Au reste, cette méthode a eu l'avantage de lui permettre d'épancher librement les

trésors de piété dont son cœur était rempli, et denous initier aux secrets de sa vie intérieure ; si bien que, pour composer ce livre si pieux, si touchant, si élevé et en môme temps si élevant, qui a pour titre : Les Vertus du P. Eudes, le P. Hérambourg n'a eu bien souvent qu'à citer le Royaume de Jésus.

Cependant l'usage des prières qu'on trouve toutes faites dans un livre n'est pas sans inconvénients. On prend vite l'habitude de les réciter machinalement, sans attention aucune , et ainsi ce qui devait faciliter la prière en devient la ruine. Le V. P. Eudes a soin de nous prémunir contre ce danger : « Si vous désirez faire un saint usage de celivre, dit-il dans sa Préface, lisez-le non pas à la hâte et en courant, mais avec attention et application d'esprit et de cœur aux choses que vous lirez, spécialement à celles qui sont par manière d'élévation, pesant, goûtant et digérant à loisir le sens et la substance des paroles qui y sont, et que vous prononcerez tantôt de bouche, tantôt de cœur seulement, selon les dispositions que Notre -Seigneur mettra dans votre àme. » Et à chaque instant, le P. Eudes renouvelle cette importante recommandation.

Du reste, il ne tient pas aux formules. Ce qui importe à ses yeux, ce sont les sentiments qu'elles expriment. Lorsque nous nous serons familiarisés avec ces sentiments, et que nous en aurons rempli notre cœur au point qu'ils en jaillissent comme d'eux-mêmes, alors nous pourrons laisser de côté les formules et faire « de cœur seulement » les actes proposés. « Remarquez, écrit le pieux auteur à propos de l'exercice du Crucifix, remarquez qu'en faisant ces actes d'amour, il n'est pas nécessairede prononcer de bouche les paroles, ni même d'à-

voir actuellement dans l'esprit les pensées qui sont ici marquées, mais qu'il suflit de baiser le Crucifix pour les intentions susdites. Et ainsi chacun de ces actes peut se faire en un moriient. »

Le recours aux élévations du P. Eudes sera toujours nécessaire pour pratiquer les exercices qu'on n'a à faire que rarement, comme ceux du Baptême et de la Préparation à la mort. Mais pour ceux qui reviennent chaque jour, on cesse vite de recourir aux formules qui, en somme, ne sont proposées que comme des modèles, et qui sont généralement rédigées d'après un plan uniforme. Ces exercices se réduisent dès lors à des actes intérieurs dont l'accomplissement est à la fois très facile, très doux et très sanctiliant. Au fond, le Royaume de Jésus n'est qu'un manuel d'initiation à la vie intérieure, mais si simple et si pratique qu'il est accessible à toutes les âmes de bonne volonté.

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