‹ Œuvres complètes. Éd définitiveChapitre 47 sur 88 · SI · texte numérisé non relu

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Quand il eut tout bien rangé, il alla voir dans le corridor, et l^arda dans la cour. Que voit-il ? son soulier I son soulier à la eule du chien, qui Tavait sans doute caché sous la paille dans Diche. Tony descend et aperçoit, au milieu de la cour, un papier jë en quatre. Comme il venait de se dire d'avoir de Tordre, il masse le papier, le met dans sa poche, et reprend au chien son ulier en grondant le chien. Puis il revient à sa chambre, et se Bt à lire pour passer son temps de pénitence. Néanmoins, il cornencait à s'ennuyer, il cherchait à s'amuser, il regardait si tout ait en ordre, il se disait :

— Ils sont à Saint-Cloud, eux I

Dans cette situation d'esprit, il ne fut pas insensible à Tinvasion un jeune chat qu'il crut attiré vers lui par quelque instinct, car vint à lui d'un certain air coquet comme pour dire :

— Jouons ensemble I

Pour répondre aux avances du chat, Tony prit le papier qu'il mi dans sa poche, il en fit une boule, y passa un bout de fil, et simula les tours de passe-passe d'une souris pour le chat, qui se rêta trés-bien à cette petite guerre. Tout allait bien, Tony et son iiat cabriolaient à l'envi, quand le bruit du char à bancs retentit, t Tony vit revenir sa famille dans un émoi qui ressemblait à de I consternation...

— Ah ! madame, dit Gabrielle, M. Tony a rangé son armoire et chambre I

— Il s'agit bien de cela I cria le meilleur des oncles.

— Hélas I dit madame Gilbert, il manque à mon frère un papier la plus haute importance; s'il ne le retrouve pas, il perdra

arante mille francs que ce méchant homme refuserait de lui fer. H l'avait encore ici, et croit qu'il doit y être. Tout le monde se met à chercher, et, après une demi-heure, Bonne ne trouve.

— Mon Dieu, dit madame Gilbert à son frère, pourquoi avoir i la fête avant ce dernier payement? c'est moi qui suis cause de te perte.

'ony, fier de ses deux souliers, descend avec sa boule de papier se montre; mais, en apprenant la cause de la désolation, il dit 3D oncle :

CONTES ET NOUVELLES

— Serait-ce cela?

Et l'oncle, en dépliant le papier, retrouve la pièce importance Il embrasse Tony et lui dit :

— Allons tous à Saint-GIoud; mais, si je t'emmène, ce n*esti>^s ^ tant pour avoir gardé mon papier que tu as fait sortir de ma pocb^c,

que pour avoir rangé ta chambre, tes livres et ton armoire.

Aujourd'hui, si vous prêtez quoi que ce soit à Tony, Tony vc^^ le rend propre, sans déchirures ni taches. Il est le premier arri^ à l'école. En ne perdant point ses gants, il n'a plus d'engelaTts aux mains. Sa mère ne dépense plus autant d'argent en livr^ j car il a soin des siens. Ënûn, il s^est corrigé. I

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