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LES CÉSARS. FIN DE LA CITÉ ANTIQUE

tous les sacerdoces du Paganisine. Le pontife de Jupiter Capitolin* était le prêtre de l'univers; il n*y avait pas loin de là au principe du Catholicisme romain.

Il est frappant que ce soient des Empereurs chrétiens qui rétablissent Vtnégaliié des classes devant la loi*. Théodose punit de mort Thomme du peuple pour le crime qu'il punit de Texil chez Thomme de cour oy chez le prêtre. Déjà l'Évangile fait place au Catholicisme, l'antiquité au moyen âge. La forme de la nouvelle société existe, en principe, dans la hiérarchie et les inégalités féodales du nouveau sacerdoce; les peuples barbares n'ont plus qu'à déborder pour remplir ce nouveau moule social.

C'est ici que finit la Cité antique et que commence la nouvelle; je m'arrête sur les confins de ces deux mondes.

Dans les bas-reliefs tumulaires, on trouve un Génie funèbre qui, d'une main, éteint son flambeau, et de l'autre conduit dans le^ Enfers un cavalier mort et voilé. C'est le Génie des Religions mortes : il conduit par la main dans Tabime le peuple romain voilé de ténèbres et d'Esclavage.

* Flamen diaHs quia univers! mundi saccrdos. (Fesius.)

* Eum autem, qui hoc facere aufsus tuerit, si plebeius eat, ultimo subdi supplicio; si clarissimus, velcurialis, vel miles, veictericus, proscribendnm deportandumque. [Cad., II, tit. xvi.)

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