‹ Œuvres complètesChapitre 63 sur 67 · UNITÉ MORALE · texte numérisé non relu

UNITÉ MORALE

Si Talliance dés peuples repose sur l'union spirituelle; si en apprenant à se connaître ils apprennent à se respecter, à s'aimer, à s'aidet* mutuellement; si détruire parmi eux un préjugé, c'est détruire une inimitié, et ayec elle une cause de violence et d'oppression pour tous, il faut considérer l'établissement des chaires de littératures étrangères comme une institution libérale par sa nature même; et pour ma part, je déclare obéir en ce moment à mes convictions les plus vives, lorsque je viens servir ici d'organe à une pensée qui a fait, jusqu'à ce jour, lune des occupations les plus constantes de ma vie, et comme ma religion littéraire et politique, je veux dire l'unité des lettres et la fraternité des peuples modernes.

Après cet hommage rendu à l'institution de cette chaire, le premier sentiment que j'éprouve en arrivant dans cette enceinte est le besoin de saluer cette ville hospitalière qui, ayant subi, depuis un demi-siècle, tant de fortunes

^ Discours prononcé à Lyon, le 10 ayril 1839. On place ici ce morceau parce qu'il a servi de point de départ au cours dans lequel a été ébauchée la prenrïière idée de cet ouvrafçe.

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