‹ Œuvres ComplètesChapitre 16 sur 57 · SUR CONDILLAC. LUI · texte numérisé non relu

SUR CONDILLAC. LUI

incoiïiplet san$ doiite, est du moins judicieux et instructif dès qu'il d le courage de quitter la route glissante de l'hypothèse.

Tant de productions du plus grand mérite avaient répanda dans toute l'£urope la réputation de Condillac ; et si son talent était de nature à rester moins populaire que celui des plus grands écrivains du dixhuitième siècle, le temps, qui avait travaillé lentement et sûrement à sa renommée, l'avait élevé au rang des hommes qui honoraient la nation. £n 1777, le conseil préposé à l'éducation de la jeunesse polonaise, qui ^vait si(ivi sçs principes dans le système de l'instruction pub^que, )'invita à composer un ouvrage élémentaire de logique pour les écoles palatinales. On voit que la Pologne , qui s'adressait à un Français pour avoir des lois % voulait tenir d'un autre Français les préceptes d'une sage philosophie. Condillac fut très- flatté de ce glorieux témoignage d'estime et de confiance, et il écrivit sa lo giq ue^ imp"mfîfi ff^u^^- \^ ^-^ ment quelques mois avant sa mort. ^'^

Un très -grand mérite de cet ouvrage, c'est que routeur cherche assidûment à rester à la portée de ceux qui doivent profiter de ses leçons. Il n'oublie jamais qu'on attend de lui ui^ livre élémentaire, et cependant il n'a pas la faiblesse de croire qu'on ne puis^ Qourrir déjà les jeunes esprits de s>olides et palpables vérités. Il n'aime pas plus les naïvetés que

* C'esf pour répondre à une invitation semblable que J.-J. Rousseau composa son ouvxs^ge intitulé : Bu Gouverna V

ment de Pologne. ^

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