‹ Œuvres complètesChapitre 499 sur 594 · SCÈNE II. — JOAD, JOSABETH · texte numérisé non relu

SCÈNE II. — JOAD, JOSABETH

JOAD

Les temps sont accomplis, princesse : il faut parler, Et votre heureux larcin ne se peut plus celer. Des ennemis de Dieu la coupable insolence. Abusant contre lui de ce profond silence. Accuse trop longtemps ses promesses d'erreur Que dis-je? Le succès animant leur fureur, Jusque sur notre autel voire injuste marâtre Veut offrir à Baal un encens idolâtre.

Montrons ce jeune roi que vos mains ont sauvé, Sous l'aile du Seigneur dans le temple élevé. De nos princes hébreux il aura le courage, Et déjà son esprit a devancé son âge.

Avant que son destin s'explique par ma voix. Je vais l'offrir au Dieu par qui régnent les rois : Aussitôt assemblant nos lévites, nos prêtres, Je leur déclarerai l'héritier de leurs maîtres.

JOSABETH

Sait-il déjà son nom et son noble destin?

JOAD

Il ne répond encor qu'au nom d'Éliacin,

Et se croit quelque enfant rejeté par sa mère ,

A qui j'ai par pitié daigné servir de père.

JOSABETH

Hélas I de quel péril je l'avois su tirer!

4 . La troisième heure répond , suivant notre manière de compter le temps, à neuf heures du malin.

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