PROLOGUE
Il est deux points sur lesquels j*ai besoin d'édifier mes lecteurs et qui motivent cette publication :
1<» Je n'ai pas pris la parole sur le droit au travail^ lors de la discussion du préambule de la constitution, d'abord parce que le droit au travail, tel qu'il m'est donné de le comprendre, étant repoussé par tout le monde, par la gauche révolutionnaire comme par la droite conservatrice, je n'avais rien* de mieux à faire que de garder le silence; en second lieu, parce que je voulais profiter de l'occasion pour en finir avec cette politique montagnarde, qui se dit républicaine et ne veut pas s'avouer socialiste, alors même que c'est par le socialisme et uniquement par le socialisme qu'elle définit la république.
J'étais accusé par la Montagne, je le suis encore, d'avoir perdu le. droit au travail en posant devant l'Assemblée cette alternative décidée : Donnez-moi le droit au travail, et je vous abandonne la propriété. Je devais donc laisser le champ libre aux habiles et ne point compromettre le succès de leurs plaidoiries par quelque formule mal sonnante et intempestive. Le public a jugé leurs arguments. Sans doute il saute à l'esprit que le droit au travail, faisant seul la légitimité de la propriété, on ne peut garantir ceïui-ci sans garantir à plus forte raison celui-là : sur ce terrain, qui est celui des principes, les orateurs du côté gauche ont eu facilement raison de leuis adversaires. Mais il fallait définir le droit au travail, en déterminer