‹ Œuvres complètesChapitre 37 sur 39 · acte de bienveillance pour les idées nouvelles, pour les droits · texte numérisé non relu

acte de bienveillance pour les idées nouvelles, pour les droits

du travailleur. Le capital ne viendra pas s'asseoir sous cette

épée de Damoclès.

Le capital, vous dis-je, ne consentirait à reparaître que pour exploiter ; et nous l'attendons pour liquider.

Et cette situation contradictoire, vous ne la ferez pas cesser, même quand vous vous accorderiez tous pour opérer une contre-révolution.

Un membre. Il y a un mois que vous auriez dû dire cela.

Voix diverses. Il fallait faire le coup de fusil le 23 juin. -^ Il fallait avoir du courage. — Où étiez -vous donc dans les journées de juin! — Vous êtes le Marat de cette doctrine. — C'est vous qui avez allumé l'incendie. — Il fallait aller aus barricades.

LE CITOYEN sÉNARD, ministre de Vintèrieur. Il est trop lâche, il n'ira pas. Ces gens-là appellent derrière les barricades, mais ils n'y vont pas. i

LE CITOYEN PROtTDHON. Tout conspire aujourd'hui, tout à conspiré depuis vingt ans. Messieurs, je rapporte des faits, '}é n'y mets rien du mien. (Vive interruption.)

LE CITOYEN SÉNARD, ministre de Vintèrieur. On le croit bien! (Agitation bruyante.)

LE CITOYEN LANDRIN. Laissez finir par respect pour la tri-l bune.

LE CITOYEN PROÛDHON. Tout conspire aujourd'hui, tout a conspiré depuis vingt ans, pour rendre la cessation du crédit irrévocable : c'est une mort sans résurrection.

LE CITOYEN l'espinasse. C'est révoltant ! Faites respecter les droits de l'Assemblée, monsieur le président; on ne doit pas nous laisser insulter.

LE citoyen PROUDHON. Tout a conspiré dans ce but. Lei idées sociales : elles ont révolutionné les esprits par des millions de livres, de journaux, de brochures, par des associations, des discussions, des devises, des symboles, des formules sans nombre.

Or c'est une loi de l'esprit humain, une loi fatale, que toute idée, bonne ou mauvaise, une fois formulée, se réalise. Pour empêcher le droit au travail de se réaliser, il vous faudrait brûler ces livres, détruire ces symboles, extirper du langage ces formules, exterminer socialistes, travailleurs, et jusqu'aux propriétaires, dont la mémoire conserve en dépôt cette idée qu'ils abhorrent.

La complicité des économistes : tous, en défendant la pro* priété, conviennent pourtant qu'il y a à faire quelque chose. C€ quelque chose, l'œuvre de notre siècle, suivant eux, ils l'appellent accord du travail et du capital, participation de Vwvrier aux bénéfices , association.

Analysez ces définitions vagues et timides, et vous y trouTfr

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ftz la même chose que dans le socialisme ; la garantie du traftil, Fabolition de la propriété.

LE CITOYEN GiRARDON. Mandrin n'en a pas dit davantage.

LE CITOYEN PROUDHON. Encore une fois, citoyens, ne voyez onc pas en moi un homme qui expose, mais bien un homme ui tire des conséquences, je ne fais que cela.

L'indifférence politique et religieuse. On l'a dit mille fois : vec l'estime du prince, s'est affaiblie l'autorité de la religion. ^s cœurs ne sont plus touchés que d'un seul amour, celui du ien-être. L'Académie des sciences morales elle-même l'a dit. -es classes travailleuses ne font que suivre en cela l'exemple le la classe bourgeoise; le peuple vous dit : Je ne veux plus itre pauvre, et je ne le serai pas.

Tout ce que nous faisons ici pour* ramener la confiance ne ait qu'augmenter la méfiance.

Nous avons ordonné l'état de siège : or, à moins d'un changement dans notre politique, l'état de siège est à perpétuité.

Vous venez de supprimer les clubs, vous placez les réunions es plus innocentes sous la surveillance de la haute police : i'est l'état de siège.

Vous enchaînez la presse : c'est l'état de siège.

Vous ordonnez le désarmement des ouvriers : c'est l'état de siège.

Sans la garantie du travail qu'on vous demande, vous ne pouvez ni tolérer les xîlubs, ni vivre avec la presse, ni rendre les fusils aux travailleurs devenus suspects.

Croyez-vous donc que le capital aille se risquer sur l'hypothèque des baïonnettes bourgeoises? Beau sujet de confiance vraiment !

Le capital a peur, et son instinct ne le trompe pas : le socialisme a les yeux sur lui.

Les juifs ne reviendront pas : je. le leur défends. (Agitation bruyante et prolongée.)

LE CITOYEN sÉNARD, ministre de V intérieur. Je demande la parole pour proposer un projet de décret.

Voix nombreuses, La question préalable! la question préalable!

LE CITOYEN PRÉSIDENT. La parole est à M. le ministre de l'intérieur. P .

Voix nombreuses. Non ! non ! — C'est inutile f '-^^iR&SlSix I

(Le citoyen Antony Thouret, qui siège au fond de lat se lève et prononce au milieu du bruit quelques paroles nous n'entendons pas.)

LE CITOYEN PRÉSIDENT. MonsieuT Antonj Thouret, voilk fois que vous interrompez, je vous rappelle nominativeint€ l'ordre. i

LE CITOYEN ANTONY THOURET, de sa place. Je demaa^e m'expliquer sur le rappel à Tordre. (Agitation.) i

Je dis qu'un ordre du jour motivé est le seul moyen..- Çà bruit couvre la voix du citoyen Antony Thouret.)

LE CITOYEN PRÉSIDENT. Monsieur Antony Thouret, ^vhm n*avez pas la parole ; vous avez eu tort de la prendre. Un mi nistre a toujours la parole quand il la demande.

M. le ministre de l'intérieur a la parole pour une commonî cation du gouvernement.

LE CITOYEN sÉNARD, ministre de IHnlérieur, Citoyens représentants, ne croyez pas que j'aie demandé la parole pour répondre à ce que vous venez d'entendre, ni même pour e3q>rimer, au nom du gouvernement, les sentiments d'indignati<Mà— (Vive approbation) dont nous sommes tous pénétrés. (Oui! — Tousl)

L'orateur qui tout à l'heure était à cette tribune niait le droit, et disait que la France ne connaît aujourd'hui que le règne de la force. Vous lui avez fait la plus magnifique de toutes les réponses, en respectant l'inviolabilité de la tribune, le droit sacré de la tribune, au moment même où il l'occupait. (Très-bien ! très-bien !)

Il a fait plus, il a fait un appel à ceux qui souffrent; il a essayé de diviser la nation en deux classes ; et il vous a dit : «Je dis : nows, en parlant du prolétariat. Je dis : vow^, en vous identifiant avec la bourgeoisie. » (Mouvement.)

Écoutez, messieurs; le gouvernement n'avait pas prévu que cette tribune serait attristée aujourd'hui...

Un membre. Souillée I

De toutes parts. Oui I oui I souillée I

LE CITOYEN MINISTRE DE L'INTÉRIEUR. Messieurs, c'est à dessein que j'avais employé un mot plus modéré. Plus la pensée est énergique et forte, plus il faut tâcher d'apporter de retenue dans son expression. (Approbation.)

Laissez-moi donc vous dire que le gouvernement n'avait pas

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pensé que cette tribune serait attristée aujourd'hui par Tapolo- @pie du crime sous toutes les formes (Bravos) ; par l'insulte à tout ce qu'il y a de plus sacré, par l'outrage à la France, à l'Assemblée nationale elle-même (C'est vrai) ; enfin, par l'excitation à la révolte, à toutes les les mauvaises passions, et ce qui est pis que cela, par l'appel fait à toutes les misères, à ^utes les souffrances. (Longue approbation.) Mais le gouvernement, sans s'inquiéter de savoir si le socialisme a les yeux sur lui (Mouvement), s'occupait de soulager ceux qui souffrent, et comme il avait vu s'épuiser le crédit de trois millions que ^ous aviez voté pour venir au secours des indigents, j'avais apporté par son ordre un projet de décret, pour obtenir un nouveau crédit, et j'attendais avec impatience la fin de tout ce que vous venez d'entendre pour le déposer sur cette barre. (Rumeurs diverses).

Plusieurs membres. Vous avez tort ! ce n*est pas le moment. ïï autres membres. Si ! si !

LE CITOYEN MINISTRE DE L'INTÉRIEUR. Messieurs, il m'a paru que, lorsque le gouvernement a résolu de déposer aujourd'hui un projet de décret, un discours comme celui que vous venez d'entendre ne peut exercer aucune influence sur nos résolutions. (Interruption).

Plusieurs membres. Déposez! déposez!

LE CITOYEN MINISTRE DE L'INTÉRIEUR. J'insiste, messieurs, et quand, à côté de moi, j'entends exprimer le regret que ce décret soit déposé aujourd'hui...

Plusieurs membres. Oui ! oui ! Vous avez tort. LE CITOYEN MINISTRE. Je répète qu'il est de la dignité du gouvernement de ne pas admettre que des paroles puissent plus retarder qu'elles ne pourraient hâter les résolutions auxquelles il s'est arrêté.

Voix nombreuses j Très-bien !

LE CITOYEN MINISTRE. Je dépose donc le projet de décret, dont voici l'article unique :

Il est ouvert au ministre de l'intérieur, sur l'exercice 1848, un crédit de 2 millions pour secours extraordinaire aux citoyens du département de la Seine qui se trouvent dans le besoin.

(Le citoyen ministre dépose sur le bureau du président ' '

projet de décret et l'exposé des motifs. — Nous en rétabliront le texte).

LE CITOYEN PRÉSIDENT. L* Assemblée donne acte au citoya ministre de l'intérieur de la présentation du projet de décret, ot ordonne l'impression et la distribution, et le renvoi au coJ mité des finances.

Un grand nombre d'ordres du jour motivés sur la proposition i\n citoyen Proudhon ont été déposés. On a demandé aussi U question préalable.

Plusieurs membres. Oui ! oui ! — La question préalable ! la que* tion préalable !

LE CITOYEN BOURZAT. On ne réfute pas le crime. La question préalable !

LE CITOYEN DE LA ROCHEJAQUELEIN. Je demande la parole.

Plusieurs membres. Pas de discussion! — Aux voixl

LE CITOYEN PRÉSIDENT. Au nombre des propositions qui m'ont été remises, il en est une qui est en dehors des usages de l'Assemblée. Je dois en donner lecture à l'Assemblée, afin qu'elle décide ce qu'elle jugera à propos.

La voici :

« Attendu que le discours du citoyen Proudhon n'est qu'une longue atteinte à tous les droits de la société, à ceux de l'As^ semblée nationale et du peuple même, dont il nie le pouvoir et l'autorité ;

« Attendu que ce discours n'est qu un appel à l'insurrection;

« L'Assemblée passe à l'ordre du jour ; prescrit que ce discours ne sera pas inséré au Moniteur, » (Interruption, — NonI non! — Pas de suppression!)

LE CITOYEN DUPIN (DE LA NIÈVRE). On ne peut empêcher l'insertion au Moniteur, Ce serait de la censure et une atteinte à la liberté de la presse. On doit flétrir la proposition, mais on ne peut pas l'empêcher de se produire. (Agitation.)

LE CITOYEN PRÉSIDENT. Laissez-moi donc achever, messieurs 1

« Prescrit que ce discours ne sera pas inséré au Moniteur, et que les autres feuilles qui le reproduiront pourront être poursuivies conformément aux lois. >»

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LE CITOYEN PRÉSIDENT. Le citoyen de la Rochejaqnelein a la rôle.

Voia: nombreuses. Non I non ! La question préalable I ïSE CITOYEN DE LA. ROCHEJAQUELEiN. Je demande à dire.., ax voix! — La question préalable!) ,

LE CITOYEN BOURZAT. Pas de discussion ! le discours que n. a entendu est trop profondément immoral ! La question éalablet

LE CITOYEN PASCAL DUPRAT. Monsieur le président, donnez cture des divers ordres du jour qui ont été proposés. (La lestion préalable!)

i-E CITOYEN DE LA ROCHEJAQUELEIN. Messieurs, il me semble ipossible... (Aux voix! aux voix !)

LE CITOYEN OSCAR LAFAYETTE. Je demande la parole pour 1 rappel au règlement.

LE CITOYEN DE LA ROCHEJAQUELEIN. Je demande la parole >ntre la question préalable.

LE CITOYEN PBÉsiDENT. La parole est au citoyen de la Robejaquelein contre la question préalable, (Non ! non I — Aux oix ! — La question préalable! ■— Pas de discours!) Je dois faire observer à l'Assemblée que la question préaible a toujours la priorité. Ceux qui voudront voter l'ox^dre lu jour motivé voteront contre la question préalable. (Oui! ►ui !)

LE CITOYEN TA8CHEREAU. Jamais on n'a discuté la question préalable. Elle doit toujours être mise aux voix sans discussion. (Bruit.)

LE CITOYEN DE LA ROCHEJAQUELEIN. On ne doit pas voter la question préalable sanç permettre à un orateur de dire quelques mots d'indignation»

Une voix^. Vous ne pouvez pas avoir le privilège de l'indignation.

LE CITOYEN BOURZAT. L'indignation est dans tous nos cœurs; l'indignation n*a pas besoin de se produire par la discussion. (Oui ! oui ! — Le bruit va en croissant.)

LE CITOYEN PRÉSIDENT. Si l'Assemblée vide la question par la question préalable, cela veut dire qu'elle déclare qu'il n'y a pas même lieu de s'occuper de la proposition du citoye*^ Proudhon. àbyC^oog

308 DISGOCBS

LE CITOYEN DUPIK. Je demande la parole sur la positioÉ la question.

Pltttieurs voix. Parlez I parlez!

D* autres vois. Non ! non !

(Le tumulte commence à se fi&ire.)

(Les citoyens Dupin et de la Rochejaquelein montent « semble à la tribune.

i;e citoyen de la rochejaquelein. Si vous voulez parier! la question, je réclame mon tour de parole.

De toutes parts. Parlez, monsieur Dupin !

Un membre. Monsieur le président, veuillez consiilter l'i semblée si la parole sera donnée à M. Dupin.

LE CITOYEN DE LA ROCHEJAQUELEIN. Mais je Tavais demii dée avant hii. (Aux voix ! aux voix !)

LE CITOYEN PRÉSIDENT. Le citoyen Dupin a la parole i position de la question. (Aux voix! aux voix!)

LE CITOYEN DUPIN. La première condition pour aller ai voix est de s'entendre sur la position de la question, c'est ^ savoir sur quoi on va aux voix ; or on a proposé un ordre d jour motivé, et une proposition de la question préalable s'e élevée...

LE CITOYEN DE LA ROCHEJAQUELEIN. C'est précisément Sïï

cela que je voulais parler. (Laissez parler I — Silence!)

LE CITOYEN DUPIN. Je n'ai demandé la parole que parce qii j'ai entendu dire que la question préalable signifierait ceci qu'il n'y avait pas même à délibérer sur la proposition A M. Proudhon; c'était transporter sur la proposition de M. Proodhon une question qui ne s'élèverait que sur la proposition de l'ordre du jour. (Non! non!) Mais si! permettez! Si la question préalable est adoptée, dans mon opinion, elle ne doit pas être adoptée simplement. 11 y a un motif particulier que je tiens à voir exprimer dans l'intérêt même de l'Assemblée ; c'est que non- seulement il y a lieu de passer à l'ordre du jour; mais la défense d'insérer au Moniteur et la défense de publier seraient de la censure. (Le bruit et l'agitation continuent.)

LE CITOYEN DE LA ROCHEJAQUELEIN. Citoyens, 11 y a précisément confusion dans l'appréciation du vote, vous aJlez le voir tout de suite.

Plusieurs personnes ont cru, et je suis de ce nombre, que lorsqu'on a demandé la question préalable, c'était sur le dis-

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;>urs du citoyen Proudh on. (Oui! oui!) Eh bien! d'autres per- 3nnes croient qu'on a demandé la question préalable seulelent sur la deuxième partie de l'ordre du jour motivé que [. le président a lu tout à l'heure. Vous voyez donc bien qu'on e comprenait pas. (Aux voix! aux voix!)

Je réclamerai la parole s'il est question de l'ordre du jour lotivé, car je ne veux pas qu'il soit voté par l'Assemblée qu'on eut interdire la publicité de paroles qui ont été prononcées à ette tribune.

LE CITOYEN DUPIN. Je n'ai rien à objecter à la question réalable ou à l'ordre du jour avec les motifs qu'on devra y ttacher, poirr exprimer l'improbation de l'Assemblée; mais ontre une proposition attentatoire à l'ordre social, et qui est IL négation absolue de tous les droits, je liens à ce que ces iiotifs soient exprimés en tête de la décision, ou comme quesion préalable, ou comme ordre du jour motivé; mais on y fiignait, pour la non-insertion au Moniteur, deux clauses que B crois qu'il est de l'intérêt de l'Assemblée de rejeter. (Oui! tuil)

Plusieurs voix. Vous avez raison.

Une voîw. Cette proposition est retirée.

LE CITOYEN DUPIN. Je n'ai dès lors rien à.ajouter.

LE CITOYEN DUCLERC. (Aux voix! aux voix 1 — Parlez! tariez I)

LE CITOYEN DUCLERC. Messieurs, il y a dans ce moment-ci leux propositions qui peuvent être votées : la question préaable et l'ordre du jour motivé.

La question préalable ne qualifie pas le discours que vous tvez entendu, et l'ordre du jour motivé qualifie ce discours.

Je demande, en conséquence, pour que l'Assemblée puisse roter en pleine connaissance de cause, que M. le président reuille bien donner lecture à l'Assemblée de tous les ordres du our motivés. (Appuyé! — C'est celai)

Une voix. La question préalable a la priorité.

LE CITOYEN PRÉSIDENT. Le rapporteur du comité des finances i la parole.

Je crois que personne ici, dans cette Assemblée, ne blii l'expression d'indignation que j'ai employée.

De toutes parts. Non i non I

LE CITOYEN THIERS. Si je monte à la tribune en ce momel c'est pour qu'il soit bien constaté que le rapporteur du comi des flnancea, prêt à remplir son devoir, n*a renoncé à la f rôle que parce que l'Assemblée a jugé qu'il n'y avait qu^ ordre du jour motivé qui pût répondre à ses sentiments. (Trej bien! très-bien !)

LE CITOYEN PRÉSIDENT. On a demandé la lecture des dil rents ordres du jour motivés ; mais la question préalable m la priorité, l'Assemblée va d'abord décider si elle adopte question préalable.

Voix nombreuses. Lisez d'abord les ordres du jour motivés.

LE CITOYEN MINISTRE DE L'INTÉRIEUR. Il faut choisir.

LE CITOYEN PRÉSIDENT. Je vais donner lecture des dive ordres du jour motivés.

(Propositions d'ordre du jour moitvés.)

« Considérant que la proposition présentée par le citoyar Proudhon est attentatoire au droit de propriété sur lequel pose l'état social, qu'elle est contraire à la la liberté des ti sactions, à la loi des contrats et à la morale publique, VAssi blée nationale passe à l'ordre du jour. »

Je dois vous prévenir qu'il n'y a pas moins de quinze ordrei; du jour motivés.

De toutes parts. Lisez-les, et faites connaître les noms de leurs auteurs.

LE CITOYEN PRÉSIDENT. Je vais VOUS les lire successivement.

Voix diverses. Et les noms de leurs auteurs 1

LE CITOYEN PRÉSIDENT. Commencez d'abord par vous taire, sans cela il est impossible d'arriver. Vous demandez les noms et vous interrompez au moment où on va les lire. Voilà les noms :

Crémieux, Rousseau, Victor Grandin, Lanjuinais, Vavin, Callet, Sainte-Beuve, Langlais, Baroche, Chevallon (Assez ! as-

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