‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 120 sur 293 · Et par-dessus · texte numérisé non relu

Et par-dessus

2. En grande abondance (plenitas).... On écriyait autrefois : h grant plenté, planté : « Si prinrent ffratU pteiitf de tables , dit le continuateur de GuiUaume de Tyr, cité par Roquefort, t. il, de son Glossaire, p. 963. Marot, dans ses Psaumes, parle de la fonUiine des amoureux.

Où grand planté de bien abonde.

De là , plantureux : Yillehardouin , Conqueste de CWr stanlinoble, c. 58, en parlant du séjour des croisés àCorfou, dit que «celle île moult estoit plantureuse de ton biens». Au xvi* siècle, ce mot n'avait rien perdu delafth veur dont U jouissait dès l'origine de notre langue. Pjbrae, dans des vers où il raconte sa vie :

J'ay fait veoir au barreau la romaine richesse Et le champ plantureux de la féconde Grèce;

Et Pasquier, dans ses Jeux Poétiques, lUTite son amie à goûter

Les plaisirs que d'une main

Plantureuse Amour procure.

Sans que jamais ayons cure

Toy et moy du lendemain.

Montaigne a souvent fait usage de ce terme eipressif.

c'est d'apprendre comment il faut faire et conduire chasque chose : car sans cela, tu disois fia'il n'y a point d'avantage, pour tant qu'on se Boacie \si on ne sçait ce qu'on doibt faire et comment. A. cela me dit Ischomache : Quoy ? tu reox doncques maintenant, ô Socrates, que je .^enseigne la science mesme de l'agriculture. ky bien, dis je, puis que c'est elle, sans double, [oi fait riches ceux qui la sçavent; et ceux [oi ne la sçavent , travailler fort et vivre mal à eor ayse. Or conte doncques à ceste heure^, ô locrates, la debonnaireté de ceste science^. Car lUe estant plus proufitable et plus plaisante a iractiquer et plus aggreable aux dieux et aux lommesque nulle autre, oultre tout cela d'estre * ttcores la plus aysee à apprendre, comment wrroit on dire que ce ne soit une grande et i^ye noblesse de cest art'^ ? car communeement,

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