‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 122 sur 293 · ParUcnlier, spécial... j c'est le secret de leur an · texte numérisé non relu

ParUcnlier, spécial... j c'est le secret de leur an

tu t'enquiers de ce que ta vois le mieux accoustréS il ne te cèlera un seul poinct pour te faire entendre comment il l'a fait, tant il semble que l'agriculture face nobles et honnestes cen qui la hantent. Vrayement, dis je, voyci bdle préface, et qui n'est pas, l'ayant ouyë, pour me destourner de ma queste. Et toy de ton costé, de tant qu'elle est plus aysee k apprendre, de tant fais m'en plus ample discours : car ce n'est pas honte k toy d'enseigner ce qui est aysé, ma» kmoy beaucoup plus de ne lesçayoir pas, mesmement quand c'est une chose proufitable. Premièrement doncques, dit il, ô Socrates, je le veux monstrer k l'œil , qu'il n'y a aucune dificulté non pas en cela mesme qui a esté estimé le plus divers et variable de l'agriculture, par aucuns qui ne l'ont aucunement pratiquée; et toutesfois k les ouïr parler, ils en discourent le plus subtilement qu'il est possible : car ils disent que celuy qui veut faire bon labourage doibt premièrement cognoistre la nature de la terre^ — Et disent bien k mon advis, ce dis je; car qui ne sçait ce que la terre peut porter, sçaura aussi peu , je croy, ce qu'il faut sener, ny ce qu'il faut planter. — Or est il, dit Ischomache , bien aysé k cognoistre , ouy bien en

1. Travaillé, exécnté.... An propre , aeeoiiflref (en bisbreton, accousiri; rac. ad et cullura) , c'est aimtet : V. , sur ce mot mon édition de qnelqnes yies des Bammu Sr lustres de Plniarqne, traduites par Amyot^ p. 07^ n. 2.

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