V. en ourre sur les femmes thessaliennes, renommées pour
iaut entendue aux générales éclipses de lalone, et prévoyant le temps qu'il advient que la lune se trouve prinse par l'ombre de la terre, affronta* les femmes, et leur feit accroire que c'estoit elle qui tiroit k soy la lune. Et certes on dit que jamsii il ne s'est trouvé femme qui ait fait enfant sans compaignie d'homme, maisquelques portées q«s les femmes font sans forme^, comme des massai de chair assemblées entre elles (on l'af^idle amas ^) -, ainsi il se faut garder que telles ébou» ne s'engendrent en l'entendement des fenmies: car si elles ne receoivent les semences des boni propos, et ne participent des doctrines de leon maris , à part soy elles enfantent plusieurs délibérations et affections mauvaises et mal advenantes.
Or quant à toy, ô Eurydice, mets peine d'avoir tousjours eu main les beaux mots des
la pratique des arts magiques, Aristophane, les IMtt, 749 et suiv. (éd. cit.); Ovid, /&û, 287 ; Pline, XXX, S; Dion Chrysostome, OraL XLVII ; etc.
1. Abusa impudemment.... Un affrotUeur, c'éitit «• (ffronié; on dit encore aujourd'hui : Il a du frmU. Y. àct -^ sujet les trofts de Du Marsais, II, 7.
2. y. Hippocrate, de Morb, mulier., I, p. 618; Arittoti, de General, animal, lY, 7; Pline, Vn, 13 ; mais c'est là une opinion que n*a pas confirmée la science moderne.
3. Montaigne a emprunté {Ess,, l, 8), cette pensée, j que l'on regrette de trouYcr mêlée aux détails gracie» ée ce traité de Plutarque , et dont notre goftt , plus déllcel que celui des anciens, est justement choqué. Ifons niésitons pas à le dire : c'est une discordance dans rharmeaii de ce morceau d'aiUeurs exquis, c'est une tache deas re tableau si plein de suaYité et de charme.
bons et sages hommes, et fay que tu ayes sans %8S6 k la bouche ces propos Ik que tu ap- «os avecques moy estant encores fille , k fin fÊt d'une part tu faces vivre en plaisir ton mary, it oallre cela, que tu sois k toutes les autres emmes en admiration , estant ainsi singulière • lent parée , et plus magnifiquement que tu ne Mrrois estre d'aucune autre chose. Car de reonvrer et mettre sur toy les perles des femmes «hes, ou soyes* des estrangeres, tu ne le sçau- NS faire sans les acheter bien chèrement ^ mais is beaux joyaux et paremens de Tbeanon , de leobuline^, de Gorgon la femme de Leonide' , e Thimoclee la sœur de Tbeogene*, de Claude
1. Ce fat de Tlnde, et par Fentremise des Perses, que on reçnt la soie dans Tempire romain , Jusqu'au règne eJustinien; elle était vendue au poids de Tor. Y.Provft. Guerre contre le$ Perses, I, 20; Hisi. mêlée, c. 7; Hisl. secrète , c. 25.
2. Gléobnle, de Lindus, contemporain de Solon, était NI père; il rappelait Eû(iy]ti; (de bon sens, de bon conbU) , surnom qui suffit à son éloge. Athénée cite avec onneor des énigmes en vers qu'elle avait composées; tydaiis le Banquet des sept Sages, elle est mentionnée ravent; Ménage lui a donné une place, ainsi qu'à Théano, IBS son Histoire des femmes philosophes , SS 4 et 79.
S. De Léonidas qui mourut aux Thermopyles; v. sur I femme, Hérodote, y, 48 et 51;yil, 239; Plutarque, ^fophUi. des Lacédémoniens , c. 53, et des Lacédémoimnes, c. 2.
^ De Tbéagène , faut-il lire plutôt : v. sur Timoclée , ^tarque , Vertueux faits des femmes , c. 27 (trad. d'A- V^i); rie d'Alexandre, c. 20; Poly en, 5«raCa^., Vllï,