V. sur le non-accord du participe passé, p. 102, n
4. Conduite bien digne de celui qui avait écrit sur l'Ê^ ^alUm des enfants, s*il est vrai toutefois que Plutarque *»H l'auteur de ce traité. (Y. Wyttenbach, ^nim. I, p. 29.)
avoir eu quatre enfans masles, toy ayant grande ; envie d'avoir une fille, ceste ici nasquit, et \ me donna occasion de luy mettre le mesme ! nom que tu portes , aymé de moy uniquement*, j Et voy bien encores qu'en nostre naturel anotonr' ] il y a , oultre ces occasions , quelque partiencttliere poincte d'une vive affection, k raison de la façon gaye qu'elle avoit, et du tout' frandieet naïve , n'ayant rien de cholere et de de^it; et voyoit on en elle une nature admirable, paisible, doulce, et attrempee\ Et l'amour qu'dle rendoit k ceux qui l'aymoient, et la recognoifsance qu'elle avoit envers ceux qui luyfaisoient quelque bien, donnoit tout à la fois plaisir, et cognoissance d'un naturel humain et débonnaire'. Car il me souvient qu'elle prioit sa nourrice de bailler et présenter le tetin* non pas seulement aux autres enfans, mais aux
1. SnivâDt la leçon proposée par Reiske ( t. vill, p> 400), il vaut mieux traduire : Elle nous donua occiiioii de l'appeler du nom que tu portes, et ftat Tobjet de notre bien vive tendresse.