‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 188 sur 293 · III. Ad Michaelem Montanum · texte numérisé non relu

III. Ad Michaelem Montanum

^ te patemis^ passibus ardues ictantem honesti vincere tramites^

Ces deux dernières strophes sont le développement î Yers d'Horace :

Tecura vivere amena, tecum obeam libens.

(Od., III, 9, 24.)

Cette pièce présente de nombreux rapports avec une uivantes, également adressée à Montaigne. La conon en est la même : c^est une exhortation à la vertu, iroent ici l'auteur montre la gloire de la vertu; plus il en fera ressortir l'utilité. V. les Eludes sur La le, p. 241 et suiv., texte et notes.

Voyez le portrait que Montaigne nous trace de son qui avait, nous dit-il, «monstrueuse foy en ses pa- , et une conscience et religion, en gênerai, penchant ost vers la superstition que vers l'autre bout.» Ess., C.2.

Ecoutons Montaigne lui-même: «La vertu redise icilité pour compaigne ; et ceste aysee, doulce et pente voye, par où se conduisent les pas réglez d'une le inclination de nature, n'est pas celle de la vraye a. Elle demande un chemin aspre et espineux>elle . avoir des difficultez à lucter. » II, 11. La même pense retrouve au début d'une ode de Du Bellay, Y, au iinal de Guise:

Le sentier de la vertu

N'est un grand chemin batu,

Où tous viateurs arrivent ;

C'est un sommet bauU et droict, .

Espineux et fort estroict ;

Aussi peu de gens le suivent....

^M POÉSIES LATINBS.

Et ipse fervidus juventa, Ridiculus monitor^ docebo * ?

Te sponte promptum, te volucri pede Jamjam coronas tollere proximum, Jam meta in extrema, pudendis Exacuam stimulis voïantem?

Et in protervos consilium valet Linguffi efficacis, si tamen huie fidem Auctoribus canis senecta Conciliât gravibusque rugis.

Me levis aetas discere dignior*, Yigorque plenus, tempore non suo Repeint audentem monere Et viridemreieit* magistrum.

Severa virtus, quam legit indolem, Hanc fingit ultro : mentibus inseri Nativa non suis récusât, j

Et refugit sobolem profanam. |

Flagris nec illam, nec monitis cpieat Vocare doctor; cœlitus ad volât,

Celuj qui jadis nacquit i

D'Alcmene, le ciel acquit, Ayant esleu cesie voye.

'" 1. C'est de la strophe alcaïqne que La Boëtie a fait ici , usage. Fort employée par Horace, elle était ainsi appela : da nom de son inventenr, Alcée. Notre poëte en snlutitaant souvent T'ïambe au spondée, s'est rapproché deli strophe primitive ; mais d'après les règles suivies ponce mètre, au temps d'Auguste, le troisième vers de eeUc pièce parait être fautif: au lien de fervidus il faadnlt un mot de trois longues.

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