XVII. De morte BontanP. y
''^ Hune, si qui fuerit sdas, viator, .^|
Cujus dissimulas videre eippum, \]^
Vix unum numeres beatiorem , ' fi^
Cui res aeeiderit semel née una i[.
In tota, nisi mors aeerba, vita. . \
Tu jam coIligiSy et mihi rqpente 1 ^
Hune albo ^ tribuis potentiorum , (
Quels prsefatio longa nomen augetS
1. Ami sincère de la monarchie et de la paix publique, La Boëtie redoutait la popularité menaçante du dac de Guise : c'est ce qui explique Tamertume ironique de sei paroles, et cette invective contre la gloire d'an héros, a irop grand pour un sujet, comme Ta dit justement M. Lemon* tey {Police sur François de Guise, t. m de ses oeuvres, p. 233». 239) , mais qui eût été le modèle des rois, s'il fût né sur le trône : car dahs cette âme excellente, rambition seule était mauvaise, x»
2. L'auteur nous apprend lui-même, à la fin de cettt pièce en forme d'épitaphe, qu'il s'agit d'un obscur avocat : V., à ce sujet, les Eindes sur La Boëtie, p. 265.
3. c< A(6um judicumcontinebat nominajudicum, senalotorum, senatores » : Forcellinl, éd. citée, 1. 1, p. 135. Cf. Suétone, Vie de Claude, c. 16; Tache, Annales, IV, 4S.
4. C'est tf la légende desifualitezettiltrei,!» alors ajavtés
Fortunamque sagax facis sepulto :
At sors tant medio gradu k>carat, Ut deesset nihil et Dihii vacaret; Sic ut pauperibas fuisse dives, Pauper divitibus queat videri.
Verum illi fuit uxor ( o precamur^ Si cœlebs agis, o deos precamur, Talem dent tibi eonjugem, viator, Sed totos ita si legis pbaleueosl ) Uxor millibns ex tôt una, qiwe se Ad mores ita finxerat mariti, Ipsum tam bene norat, ut putares Ad nutum domini domum moveri ; Nec jam velle aliquid sinebat, acris Quod posset modo providere cura.
Uxor candidulis venusta malis , Uxor aureolo^ décora crine, Uxor flammeolis decens labellis, Cujus basiolum' rosas récentes, Et forsan flagrat indicos odores, Quantum suspicor ipse : namque seire Qui vult, evocet inferis maritum.
noms , doDt Montaigne était si fort rebuté : Essais^
. Couleur que prisait fort le xvi* siècle, à Texemple de tiquité. Ronsard, dans celles qu'il chante, célèbre sout
Vor frisé des cheveux,...
>a Bellay, dans V Olive, signale entre les beautés de sa tresse,
Vor de ses crespes cheveux ; /6., S. 7, 10, 48, 23, 65; Régnier, Eleg,, III, v. 40; etc. .Parles expressions que présentent ces trois vers de le, on reconnaîtra de quelle vogue jouissaient alors les ainutifs; et ce n'était pas seulement en latin.- notre
Talem nunc thalamum miser relicpiit :
Namque, dum reficit patema tecta, Surgentesque gradus videre gaudens, Pronus spectat opus; sibi involutus, Praeceps decîdit in caput pedesqne, j r
Grassse pondère praegravatus alvi.
At vos sanguine lubricos heriliS Funestique gradus, nocensque eella, Domus perfida, consciumque limen, Ultrix cum nive grando decoloret, ^ternusque trabes flagellet imberl Semper flamine pestilentis Austri Acris vexet byems et atra, sed quae Longis cedere nesciat diebus I Tantum ne pius ista curet hœres , Domus perfida consciumque limen !
Tarn bellum eripitis mihi sodalemS
langue, à l'exemple de l'Italie, les affectionnait beaucoup > ]
et en tirait d'heureux services : V
Vous, ô joyeux oiselets^ <t
Inventez chants nouvelets, ' \i
dit Bon. des Periers, dans sa pièce déjà citée à Jean du <j
Peyrat; et plus loin il y parle ^
Des tamijolets ii
jégneletSf r,
Saultelans en la campaigne. ai
1. Ces imprécations contre une maison, coupable de ta ') mort du maître, rappellent celles d'Horace contre l'arbre ■ qui avait failli l'écraser, Od., II, 13. >
2. C'est à peu près dans ces termes que Catulle pleare ; la mort du moineau de Lesbie ; rapprochement singelicr, \ mais frappant :
At vobis maie sit, mal» tenebrae Orci , quae omnia bella devoratîs :
Tam bellum roibi passerem abatulistiat i
(Cat., III, y. 13.) i
Tain bellum patri» probumque civem, Gui mens intégra, candidique mores S £t nulla menus inquinata culpa; In cujus licet innocente vita Priscœ reliiquias notare vit» *.
Tu, cum dicimus hune probum, resistis, Riderique times, viator, et nune Cum régnât scelus et viget libido, Omnis cum probitas jacet relicta , Et fides, velut obsoleta^ sordet , Miraris puto transilisse purum Tôt contagia seculi nocentis' ; Et miraris adhuc viator? atqui Mireris iicet usque et usque et usque, Mirandum roagis est : eratpati'onus*.
Cf. Horace, de morte Quinlilii, Od., I, 24, 5. Depuis longtemps déjà, on regrettait les vieilles 1rs; on citait avec admiration la vie des ancêtres; ce que Ton voit dans L'Hospital,De Thon (surtout de • sua), Montaigne et Pasquier.
Montaigne ne s'indignait pas moins des désordres d'un e livré aux horreurs d'une guerre monstrueuse, u Qui *ie que le jour du jugement nous prend au collet, » -il , î, 25 ; il parle des a bestes furieuses que son temps* uit à milliers » ; il croit enfin assister u au notablr lacle de nostre mort publique,» et désespère presque ivenir : acar bienmalayseement restera il à qui fier la ^ de cet estât, en cas que fortune nous la redonne : » f#., ni, r2;cf. II, 8; III, 9, etc.
Le barreau avait aussi, comme l'indique ce trait épiimaiique, abdiqué la sévérité des anciens principes; intégrité, le désintéressement qui faisaient la gloire premiers avocats de nos parlements s'étaient fort blis avec les vertus des magistrats ; v. le Dialogue des tcats de Loysel ; les l^Icrcuriales dt L'ilospital, et ses
iMBoëtie. 17
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