XVIII. In tumulum Sardoni Calvimontis
Infra despice : oppus hic , viator, , r
Sardoni^ tegit ossa Calvimontis. ! y
Annos ille duos, decemque lustra |^
Vixit, non sine dignitate, ccelebs, '^^
Sacris jam puer et dicatus arœ. ^
At quo in munere si forte requiris*, j^
niud te poterit docere lemma*, ,j.
Poésies latines : Celui-ci, en appelait à Dieu de cette de '1^
cadence universelle et s'écriait : ^'
Hespicial mores aliquaodo et tempora nostra... ^
p. 228; cf. p. 214 et paw. ^
1. Il y a eu une famille de Chaumontqui prit son nom ' de Chaumont dans le Vexin (Ile de France), Mons calms. Cette famille s'est divisée en plusieurs branches: v. Dici de la noblesse, 2' éd., 1772, t. iv, p. 390; et Morery,au mot Chaumont. — De Tiiou, I. CIII, parle d'un Chaumont de Guitry, qui parait avoir été le membre le plus illustre de cette maison. Moins instruit que ne devaient l'être les contemporains de La Boëtie, nous pouvons avouer, sans courir risque de passer pour mauvais français, suivant la menace ironique du poëte, que nous ignorons si c'est à cette famille qu'appartient le personnage dont il est question ici. On doit croire en tout cas que c'était l'oncle maternel de LaBoëtie.
2. Etait-ce là un autre nom de famille ou seulement oa ; prénom ? c'est ce qu'après de vaines recherches, noas ne \ saurions décider.
3. Peut-être comme diacre, dïàcônus, mot qu'on eût pu cependant faire entrer dans des phaleuces, en écrivaiit diâcnûs avecFortunat(Carm., IV, 15, 3). Ce n'est là d« reste qu'une supposition , pour suppléer au silence da poëte.
4. Ce mot signifie le titre d'une pièce de poésie : r. Martial, Éf)ig., XIV, 2; cf. X, 59.
Quando id ne faciam vêtant phalœei.
Vitam haud magnificam, sed elegantem,
IVusquam degener, egit ; huncqne, si non
Rerum splendida cura publiearum ,
^on laus eximia eruditionîs,
Von illustrîa facta, non honores ;
A.t certe nlhilominus, viator,
Praestat candida vita Galvimontem.
Cum nomen legis hoc, monemus hospes ,
Non noris licet, hœsitare noli ;
A.t 4^ fac quasi noris. Hune ne notos
Qui sibi neget esset Scipiones ,
Aut qui turpiter hœret * in Catone,
Possis dicere tu satis Quiritem?
Nos, gens gallica, sic habemus, hospes,
Vix ut sit bonus ille, qui fatetur
Nec de nomine nosse Galvimontes.
. Ad Vidum Brassacum^ de morte Julii Cœsaris Scaiigeri^.
O Vide, versu si queam superstite
[l faudrait hœreal,
Guy Brassac était président au parlement de Bor- K : car on ne peut guère douter que ce ne soit le perige dont il est question dans la dernière pièce de ce ;il, adressée à Scaliger. En même temps il était sadedilus, v. 36. On sait qu'il y avait alors des conseiiîlercs et des conseillers laïques : v. De Thou, de Vita 1. I et II. Brassac est cité dans De Lurbe, Chron., \ , comme un des membres les plus remarquables do igistrature bordelaise.
Mort à Agen, en 1558 j v. les Eludes sur La Boëlie, »3, texte et note.
Fugacis aevi prorogareterminos, |
Factisve laudem demereri posteram, j
H»c una, Vide, cura jam restât mihi, Quidvis parato ferre, dum vit» brevi I
Memores nepotes aliquid addant gloria*. j
Quis namque certa mortis implacabilis '
Tardare speret tela, quaudo pharmacis Fugitare mortem primus JEseulapius Vetat peremptus*? nune et alter Julius Kxtinctus alget, atque acerbo funere Vietae fatetur artis impotentiam *. ^
Non hune fefellit ulla vis recondita Salubris herb»*, saltibus seu quam aviis Celât nivalis Gaucasus, seu quam procul Riphœa duro contigit rupes gelu, Hic jamque spectantes ad Orcum non semel Animas repressit victor, et membris suis Hœrere succis compuiit felicibus, Nigrique avaras Ditis elusit manus.
Quid tandem? etipse exilis umbra nunc videt Visenda cunctis stagna lividae Stygis *; Unumque restât vividum nomen viri :
i. Cf. p. 244 des Éludes citées.
2. C'est ce que nous apprennent Pindare, Pylhiq.fV^, V. 100 et suiv. ; Hygin , Fab., 49, etc.
3. Homme de guerre et célèbre écrivain, Scaliger eil f iicore, comme médecin, une grande réputation ; ce UA en cette dernière qualité qu'ii se fixa près d'Ant. de U Révère, évoque d'Âgen.
4. Il avait annoté le traité des Plantes de Théophraite, et celui qui porte le nom d'Aristote : v. la Biog* wn^-, t. Li, p. 17.
a. Visendus ater flumine languido
Cocytus errans....
(Hor., Od., 11,14,17 :
lune lethinon Gharonta sentiet*, antis ora nec timebit Cerberi.
ille doctis providus mandaverat are chartis, quas in hos, fati memor, ibat usus ; spes nec hune fallit sua : 1 longa gratis Caesarem nepotibus abit œtas. Cœsarem teret legens itor orbis, lector et dicet frequens :
incola felix Agennum claruit, »na cive*. At intérim nos, Brassace , ; Cœsaris pertentat amissi dolor, ema tristes exequemur munera.
Vide, sacris dedituro, decet magis re longi funeris solennia; [1 veste pulla frigidum juvat pio re fletu Caesarem. Non illum ego îre vivus desinam, forsan meis se mox luctum relicturus parem ^ ura poscunt fata , sic visum deis :
!tie s'est inspiré ici de la fameuse ode d'Horace , imitée : u Exegi monumentum ; » III, 30. it qne Scaliger se prétendait issu de la famille dont il prit le nom ; mais il est assez difficile ler la vérité sur ce personnage, au milieu des >8 où le jeta son amour-propre : v. Biog, univ.. liger. Dans les éloges qu'il lui donne, La Boëtic ïursque l'interprète de son siècle. L'admiration it De Thou passe toutes les bornes, BisL, 1. d*égale qne celle de Scaliger pour lui-même : ait « quelque chose de Xénophon et de Massi-
lira pas sans quelque émotion les vers qui ter> te pièce, si l'on songe à la fin prématurée du vent ainsi les pressentiments d'une mort pro> encontrent dans La Boëtie, et communiquent une mélancolie touchante.
JEwxm omne flendo ducitur mortalibus^ Miserique luctu continenter mutuo Lugemus aut lugemur omnes in vicem.