‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 218 sur 293 · MADAME DE GR AMONT*, COMTESSE DE GUISSEN · texte numérisé non relu

MADAME DE GR AMONT*, COMTESSE DE GUISSEN

Madame, je ne vous offre rien du mien, ou parce 'il estdesjà vostre, ou pour ce que je n*y treuve n digne de vous; mais j'ay voulu que ces vers*, en

l. Diane d'Andouins, fille unique de Paul d'Andouins, omte de Louvigny, mariée en 1567 à Philibert de Gra- >nt, gouverneur de Bayonne , qui , en 1580 , eut le bras porté d'un coup de canon au siège de la Fére et urut peu après des suites de cette blessure. Deux ents naquirent de cette union, une fille et un fils : celui-ci père du célèbre chevalier de Gramont, dont Hamilton a it les mémoires. Gramont était une seigneurie dans la ;se Navarre, et la famille, à laquelle elle appartenait, doit e distinguée, d'après le Dictionnaire de la noblesse et réri, de celle des Grammont, en Franche-Comté. î. Ou de Guiche : Guiche, suivant les mêmes autorités, lit un domaine de cette branche de la maison des Gra- •nt, qu'il ne faut pas confondre avec la maison de la \iche: c'est aujourd'hui le nom d'une ville du départent des Basses-Pyrénées. On ne saurait au reste dire arquoi Montaigne écrit Guissen, si ce n'est peut-être qu'il iploie la prononciation et l'orlhographe gasconne. 5. Les vingt-neuf sonnets suivants de La Boëtie, proits suivant Montaigne (I, 27 à la fin) en la mesme sainde son aage, que le discours de la Servitude volonire. Ils formèrent, dans Tédition de 1588, le 28* chapitre I livre V des Essais : plusieurs des éditions postéeures les supprimèrent, parce que, disait-on, ils avaient é imprimés avec les œuvres de La Boëtie : assertion fronée, les sonnets que Montaigne édita dans le livret es œuvres de son ami, étant tout à fait distincts de ceux

Page 1