En ego confiteor ; tua sum nova praeda, Cupido
Porrigimus vicias ad tua jura manus :
Nil opus est bello ; pacem veniamque rogamus : Nec tibi laus, armis victus inermis ero. ide, Amor., I, 2, 19. Cf. Pétrarque, Sonnet] 31.
4. Je mesuisryj'ay ry, telle était la forme ordinaire; i est Tancienne orthographe et date de cette époque où mme en latin , l'on marquait par Taddition d'une s le tminatif singulier masculin : on la trouvait encore torée en vers, quoique rarement.
5. L'usage le plus suivi était d'écrire prins en prose, loique d'ailleurs, si l'on mettait une n dans ce mot, ce e fût que pour rappeler aux yeux Tinfinitif prendre, et Q'on ne prononçât, en tout cas, que pris, suivant M. Géin : Fartât, du lang. fr., p. 86^ mais dans les vers, pris
J'ay trop gardé mon coeur, or je le désavoue*.
Si j'ay pour le garder retardé ta victoire,
Ne Ten traicte plus mal, plus grande en est ta gloire;
Et si du premier coup tu ne m'as abbatu,
Pense qu'un bon vainqueur, et nay pour estre grand, Son nouveau prisonnier, quand un coup il se rend, Il prise et l'ayme mieux, s'il a bien combatu.
C'est amour, c'est amour, c'est lui seul, je le sens*, Mais le plus vif amour, la poison ' la plus forte, A qui onc pauvre cœur ait ouverte la porte* : Ce cruel n'a pas mis un de ses traicts perçans,
s^employait sans difficulté, toutes les fois que cette syllabe était réclamée parla rime. On faisait alors an besoio du vers bien d'autres concessions plus étranges, qai tenaient aux formes encore peu arrêtées dn notre langue ; comme, par exemple, de substituer troppe à trùupft, craislrekcroislre, nouds à ncBuds^propouse k propoie,etc-
1. C'est-à-dire, je m'en disculpe, je m*en excuse maintenant.