‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 223 sur 293 · Se consoler en songeant que jamais · texte numérisé non relu

Se consoler en songeant que jamais

4. Il en est temps alors.... Il fut malade longue «oiio» (pour longtemps), disait-on à cette époque : v. Micot.

0. Sans que je mérite d'être sa victime : deanrir^t signifiait alors que mériler, gagner ; déserte^ répondaitn latin mert(um , ce qui rend digne de récompense onde châtiment.

6. Soit asservie : servir est ici synonyme à'obéir; ce verlie ne s'employait guère au reste que comme neutre. «ÂnfBt et les anciens écrivains, observe Vaugelas (t. iil^ p. i^l disaient, il faut servir à son roi et à sa patrie,pom, ilfd^ servir son roi et sa patrie^ comme on parle aujoardliQi.»

C'estoit alors, quand, les chaleurs passées, Le sale^ Automne aux cuves va foulant Le raisin gras* dessous le pied coulant. Que mes douleurs furent encommencees^

Le paisan^ bat ses gerbes amassées.

Et aux caveaux ses bouillans muis roulants

Et des fruictiers son automne croulant*,

l. Epitbète dans le goût de la renaissance^ qui se molait, comme on sait, sur Tantiquité ; Ovide avait dit : Stabat et autumnus calcatis sordidus uvis.

(ilfetom. II, 29; Fasl., IV, 897.)

S. Pinguiaque impressis dispumant musta racemis. (Manilias^il£(.,III,6l$9.) Virgile, Georg., II, 6; etc. On trouve aussi Tépithète

gfra^^e heureusement employée par Racan, dans sa pièce

i Douceurs de la vie champeslre :

Il semble qu'à Tenvy les fertiles montagnes, Les humides vallons et les grasses campagnes S'efforcent à remplir sa cave et ses greniers;

dré Ghénier l'applique à l'olive, dans son hymne à la

ance :

La Provence....

Forme la grasse olive aux liqueurs savoureuses.

I. Encommencer, encommencemenl^ où se reproduisait première syllabe de incipere , seuls usités autrefois , lient déjà beaucoup vieilli à cette époque , sans être it k fait hors d'usage.

I. Paisan forme ici deux syllabes , grâce à la prononition que le peuple lui a conservée dans plusieurs proices, pésan : cf. Régnier, Sal. IX, 108; XV, 51, etc. S. Vers heureusement expressif. 5. C'est-à-dire, faisant trembler sa maison pendant Taumne sous le poids de la récolte des arbres fruitiers, sur La Boëtie, 19

434 POÉSIE^ PRANÇÀISE&.

Se venge lors des peines avancées •.

Seroit ce point un présage donné Que mon espoir est desjà moissonné?

Non, certes, non : mais pour certain je pense,

J*auray, si bien à deviner j'entens,

Si l'on peut rien pronostiquer du temps',

Quelc[ue grand fruict de ma longue espérance.

J'ay veu ses yeux perçans , j'ay veu sa face claire* (Nul jamais sans son dam^ ne regarde les dieux);

chargeant sa maison da poids de ses récoltes. Ainsi Virgile, Georg.,ll,tiiT :

Proventuqae oneret sulcos atque horrea vipcat. Sur ce verbe erouller, crosler, crouler, autrefois actif et neutre, on peut voir M. Génin , Variât, du lang. fran^, p. 337 - 839. Suivant lui , ce mot vient de Titalien mllare, et non pas, comme pense Nicot, du grec xpovu.II ajoute même que notre vieille langue ne lui parait pv avoir eu un seul mot dérivé du grec immédiatement. Ne peut-on pas alléguer, contre cette opinion , outre la fondation de Marseille et ses colonies , le séjour prolongé de nombreux Français à Constantinople^ après que cette ville fût, en 1204, tombée au pouvoir des Latins ? Y. M. Fanriel, Histoire de la poésie provençale, 1. 1, p. 196.

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