‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 235 sur 293 · Cf. Pétrarqae, Sonn, 66,75 et · texte numérisé non relu

Cf. Pétrarqae, Sonn, 66,75 et

5. J'en noarrirai^ j'en rassasierai ma doalenr, je ne plongerai de plas en plus dans mon infortune.... Saotfbr (saturare], que Ton prononçait soûler, dissyllabe, était fort reçu en poésie.

Si j'ay du mal, elle le veut aussi :

J'aecompliray mes peines ordoimees.

Nymphes des bois, qui avez, estoimees.

De mes douleurs, je croy, quelque mercy, Qu'en pensez- vous? puis je durer ainsi. Si à mes maux trefves ne sont données * ?

Or si quelqu'une à m'escouter s'eneline *, Oyez, pour Dieu, ce qu'ores je devine : Le jour est près que mes forces jà vaines

Ne pourront plus fournir à mon torment. C'est mon espoir* : si je meurs en aymant, Adonc, je croy, failliray je à mes peines *.

Du Bellay s'adresse aussi, sonnet 54 de VOUve, à ces identes des amants malheureux^ pour les prendre à )in de son martyre :

0 demy dieux, o vous nymphes des bois,

Nymphes des eaux....

Si onc avez senty quelque amitié, [voix.

Veuillez, piteux (émus de compassion], ouïr ma triste

Puis que ma foy, mon amour et mes vers

N'ont sceu trouver en ma dame pitié.

>étrarque, Canz. 14.

Alors on disait également, au figuré comme au proincliner et encliner ; ce dernier devait bientôt être crit; y. Remarques de Vaagelas^ t. ii, p. 274. Mais trace de l'existence longtemps simultanée des deux tes, et du caprice de l'usage, devait subsister dans nos s enclin et inclinçLtion, Sic igitur prima moriere setate , Properti :

Sed morere ; interitu gaudeat illa tuo.

>erce, II, 8, 18. Cf. Pétrarque, Ballade ^i Sonnet 59. J'échapperai du moins alors à mes peines : Adonc si- \^i alors, suivant Nicot; c'est ce qu'on voit aussi dans ehardouin , c. 71, 137, 146, etc.

La Boètie. 20

Lors que lasse est de me lasser ^ ma peine, Amour d'un bien mon mal refraischissant, Flate au cœur mort ma playe languissant^ Nourrit mon mal et lui fait prendre haleine.

Lors je conçoy quelque espérance vaine ; Mais aussitost, ce dur tyran, s'il sent Que mon espoir se renforce en croissant, Pour Testouffer, cent tormens il m'ameine

Encor tous frais : lors je me vois blasmant ^ D'avoir esté rebelle à mon torment.

Vive le mal, o dieux, qui me dévore I

Vive à son gré mon torment rigoureux I 0 bienheureux, et bienheureux encore, Qui sans relasche esttousjours malheureux M

xxvin.

Si contre amour je n'ay autre défense,

1. Un de ces concetti, dont Pétrarque, fi habile cependant à parler le langage de la passion, a fait Ini-némc si fréquemment usage.

2. On a déjà observé que dès cette époque, par ao< exception qui devait bientôt se substituer k la règle et la devenir, les participes présents étaient, en plusieurs reoeontres, considérés comme indéclinables.

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