‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 252 sur 293 · Celle-là seule, pour elle seule · texte numérisé non relu

Celle-là seule, pour elle seule

3. C'est le commencement du ch. 32 de Roland /tertMfr On peut Yoir l'appréciation de ce passage dans les Stuéu sur La Boetie, p. 145. Le poëte français, eii retenant la division des stances italiennes, a rendu par deiyers et ëi syllabes les hendéeasyllabes de TArioste.

Car je n'en eus depuis l'advisement' , D*une soupçon ^ qui rendit mal contente Du bon Roger la belle Bradamant, Une soupçon plus que l'autre cuisante, Un plus mordant et venimeux tormebt, Qu'un qu'en oyant Richardet elle prit * , Pour elle mesme en ronger son esprit.

Pour vray j'avois ce conte pris à faire ; Mais entre deux Regnauld est survenu, Et de Guidon je ne Fay sceu desfaire *, Qui l'amusant long temps me l'a tenu.

J'entray si bien de l'un en l'autre affaire, Qu'onc de l'amant il ne m'est souvenu ; Or m'en souviens je, or en veux je conter, Ains que Regnauld et Gradasse chanter ^

Donc ce pendant Bradamant se tormente, Que ces vingt jours durent si longuement. Lesquels finis, à ceste triste amante IIX à sa foy doibt revenir l'amant.

1. La réflexion , le souTenir : je n'y avais plus songé puis....

2. Tour embarrassé : que je le chante d'une soupçon , ist-à-dire, que je tous parle dans ce chant d'une soupn ou d'un souspeçon, pour conserver Torthographe et le me, alors même le plus usités ( ?. Nicot).

3. Que celui qu'elle avait ressenti, en apprenant tout ce le Richardet lui avait raconté. Pour les noms et les avenres rappelés dans ce fragment, il faut se reporter snrat aux chants 30' et 31* de l'Ârioste.

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