‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 253 sur 293 · Délivrer, débarrasser · texte numérisé non relu

Délivrer, débarrasser

5. Avant que de continuer à chanter.... L'homme de en, se dit chaque soir, suivant Bon. des Periers,

Jins que (avant de) dormir, songeons à nostreaffiaire. trs à Antoine Dumoulin, Le passage qui suit cette ance, dans l'auteur italien, est omis par le traducteur, imme étranger h Bradamante.

48 i POÉSIES FRANÇAISES.

A un banny, ou captif en tonnent, L*heure pour vray ne semble pas si lente, Quand Fun attend des fers estre tiré, Et l'autre veoir son pays désirée

Or elle croit, en ceste attente dure, Ou que Pyron* boiteux soit devenu , Ou que le char se desbauche' et demeureS Laissant le train qu'il a toujours tenu. Plus chasque nuict , plus chasque jour lui dure Que le grand jour que le ciel retenu Fut par l'HebrieuS pour sa foy et constance, Ou que la nuict qu'Hercule print naissance*.

1. Toate cette strophe est rendue avec élégance et précision : on remarquera en particulier que TexpressioD de l'original, A lei, ed alla fede lomi (St. 10), a conservé sa simplicité et sa force.

2. PyroYs, Tun des chCTaux qui traînaient le char do soleil , dont il est question dans le vers suivant. Ce» accouplements bizarres de souvenirs empruntés à la Bible et à la mythologie, tels qu^un peu plus loin, ceux de Josoé et d'Alcmène, plaisaient fort aux poëtes du xvi* siècle.

3. Bauehe avait, comme Tatteste Nicot, le sensd'oiw' d'un mur ; dé là desbaucher, dans Tacception où il est pris ici , détruire , briser.

4. On prononçait demure, ce qui justifie cette rine; heure, hure, etc. Mûr, mtlre (maturus), s'écrivait ««« alors meur, meure.

K. Dissyllabe : se prononçait comme Hébreu.

6. La strophe terminée par ce trait est, à la différenee de la précédente, très-faible dans La Boëtie. Les quatre premiers vers n^ontrien de Félégance qui caractérise cem d'Arioste. Dans la seconde partie, en renversant Tordre des idées, et en transportant au commencement c^ der* nier vers si gracieux (St. 11),

Parea a lei ch' ogni notte , ogoi dî fusse ,

le traducteur a détruit tout le charme de roriginaU

Combien de fois , combien elle eut d*en\ie Sur ToursS les glirsS les laissons* endormis! Car de dormir elle eust eu grand'envie, Sans s'esveiller de tout le temps promis; Et que d'ouïr chose que Ion luy die, Fors que Roger , il ne luy fust permis : Mais tant s'en faut qu'ainsi elle demeure ^ Qu'eli' ne dort pas toute la nuict une heure.

De çà de là par la fascheuse plume Elle se vire , et n*a point de séjour* : Vers la fenestre elle va par coustume , Pour avancer, si elle peut, le jour, Pour espier si l'aube se rallume , Semant ses lis et ses roses autour ^ Puis tout autant, lors que le jour est né ,

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