‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 256 sur 293 · Jours s'écoulèrent, sous-ent · texte numérisé non relu

Jours s'écoulèrent, sous-ent

2. Qa'elle eût attendri, par ses plaintes (querela] , les unes....

3. Cheyeu : Régnier, SaL IX, dit u de femmes jolies >^, l'elles sont

Propres en leur coiffure : un poil ne passe Tautre.

4. En prose, on n'employait qye serpent, La périphrase ii d'ailleurs languissante. L'italien crinite di serpenti, si plus énergique que le latin anguicomœ (v. Ovide, tace), et que le Ters même de Catulle, EpUhal. Pelei et hetidos, 193 :

Euroenides quibus anguineo redimita capillo Frons expirantes prseportat pectoris iras.

otre vieille langue française eût pu dire : enchevelees de irpens. Remarquons ici que ce terme d'enchevelé a été eureasement renouvelé par M. Sainte-Beuve , dans son lude sur Méléagre, Revue des Deux-Mondes, n'^duiS écemb. 1845, p. 1026.

Tant elle fait d'oultrage à son poil d'or S Sa blanche gorge et ses beaux yeux encor.

Donc il est dit , donc c'est ma destinée, Que je cerche un qui me fuit et se cache , Que j'estime un dont je suis desdaignee, Que je prie un qui de m'avoir se fasche. II me veut mal : à luy je suis donnée, Luy qui se plaist tant qu'il faudra qu'on tasche Faire du ciel les déesses descendre , Si à aymer on le veut bien apprendre*.

Je l'ayme, helas , et ce haultain l'entend; 11 ne me veut pour amante ny serve* : Pour luy la mort, il le sçait bien, m'attend; Apres la mort son ayde il me reserve I Il craint me veoir , et me fuit, se doubtant* Qu'à le fleschir mon martyre me serve.

1. On a va que chaque poëte célébrait alors les chevm d'or, les cheveux dorez de sa dame : c'est ce qu'en particulier a?ait fait Pétrarque, Canz, 14*, et pass.

2. L'original, dans ce passage, présente d'abord des oppositions frappantes , puis une amère ironie : tontcela a trop disparu dans la traduction.

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