‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 257 sur 293 · Esclave · texte numérisé non relu

Esclave

Cruel tyran de la serve pensée,

a dit Du Bellay, sonnet 40 de l'Ohve.— L'Ariane de Catulle

adresse à son volage amant de semblables reproches ; elle

aussi eût été heureuse de l'accompagner pour le servir:

Quae tibi jucundo famularer serva labore, etc.

CEpUhdL Pelei et Thelidot, y. 161.)

4. Même sens que redoulant. Doubler , se doubler ^ avait, dans notre ancienne langue, cette acception qu'il conserve encore quelquefois au xvi' siècle : Bon. des Periers «.< à Jacqueline de Stuard n :

Car qui bien ajme, à bien aymer s'astreint, Doublant d'amour la cautelle (ruse) et puissaoef.i.. Ainsi en grec, ôxvetv signifie hésiter et craindre.

Ainsi l'aspic, pour demourer meschant.

Fuit la musique et refuse le chant.

Las ! retiens moy , o Amour, ce fuyart ; Que sans vaguer S comme moy il s'arreste ! Si tu ne peux , donc rends moy celle part Où tu me prins estant à nul subjecte^. Las que vrayment mon esprit est musartS Croyant qu'en toy quelque pitié se mette. C'est ton plaisir, voire ta vie entière, De faire en pleurs des yeux une rivière*.

Mais pauvre, helas I de qui me doy je plaindre Que de mon fol et insensé désir , Qui vole au ciel et si hault veut attaindre, Qu'un feu bruslant ses ailes vient saisir? Du ciel il tombe, et pour cela n'est moindre Mon dur torment , mon aigre desplaisir : Il monte encor, et au feu s'abandonne; Et jamais fin à mes cheutes ne donne ^

Mais mon désir ce mal ne me pourchasse : C'est plustostmoy qui le loge en mon cœur, Où se trouvant, ma raison il en chasse, Estant sur moy et ma force vainqueur.

Il me fourvoyé*, et çà et là me passe

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