Allusion au chant III», où Merlin montre à Bridt
POÉSIES FRANÇAISES. 49f
Cestoit à fin qu'en prison je me meisse Sous cest espoir; je ne sçay pas comment, Ne qu'ils pensoient, fors qu'ils portoient envie Au doulx repos et seurté* de ma vie.
Ainsi son dueil tant serrée la tient, Que nul confort ne treuve en elle place ; Mais puis l'espoir maugré le dueil revient Et dans le cœur par le milieu luy passe. Devant ses yeux tousjours Roger lui vient : EU* croit tousjours qu'encore il satisface^ ; Cest espoir fait, maugré la douleur grande, Que son retour d'heure à autre elle attende.
Donc cest espoir encores la paissoit' Un mois après , de sorte que sa peine Quelque peu moins pour cela la pressoit. Un jour la pauvre en venant par la plaine, Où en cerchant Roger elle passoit, Print un rapport pour nouvelle certaine Qui si avant dans le cœur luy passa ,
ftnte la postérité qui doit naître d'elle et de Roger. En erchant à rendre la métaphore , La Boëtie est bizarre presque inintelligible; du reste toute cette strophe, isi que les deux précédentes , est lèche et faible : quel gret se peint dans la gradation de ce dernier vers , si iparfaitement senti par le traducteur (St. 25), De' miei dolci , sicuri, almi riposi !
1. Four seureté, sûreté : abréviation fort usitée dans i vers au xvi* siècle , mais que l'âge suivant devait re- ;er, ainsi que presque tontes les licences de ce genre. Ce mot, ditVaagelas, quoiqu'il semble en parlant qu'on
le fasse que de deux syllabes , est toujours de trois, et n'est pas même permis en vers de ne le faire que de lUx. » Remarq., t. ii, p. 305.
2. Qu'il sera ramené près d'elle par l'amour qu'il lui juré....