D'être si clairvoyant
6. On a déjà rencontré des syllabes supprimées, comme dans ce mot, par licence ou plutôt par tolérance poétique.
POÉSIES ifRANÇAISES. ol9
la dixme* il n'en voit pas , et les laisse pour moy : Certes j'en ay pitié ; mais puis après je voy Qu'onc ne furent à tous toutes grâces données.
Tu m'as rendu la veue, Amour, je le confesse. De grâce que c'estoit à peine je sçavoy ' ; Et or toute la grâce en un monceau je voy De toutes parts luisant en ma grande maistresse.
Or de veoir et reveoir ce thresor je ne cesse , Gomme un masson qui a quelque riche paroy Creusé d'un pic* heureux, qui recelé sous soy Des avares ayeux la secrète richesse.
Or j'ay de tout le bien la cognoissance entière, Honteux de veoir si tard la plaisante lumière : Maisquegaigne je, Amour, quema veuëestplusdaire,
Que tu m'ouvres les yeux et m'affines ^ les sens?