‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 282 sur 293 · La dixième partie · texte numérisé non relu

La dixième partie

2. Je savais à peine ce que c'était que la grâce.... Ronsard a dit , en se servant d'une tournure analogue ( t. i , p. 187) :

Par là j'apprins ijfue pouvoit resperance....

3. C'est un instrument de fer pointu vers le bout , dont on se sert pour ouvrir et abattre un mur. Nicot fait dériver ce mot, du nom de l'oiseau que l'on appelle pic ou pivert i a II semble en effet, dit-il , que de ce pic soit appelé pic d'un masson, pour ce qu'il a le bec long, poinctu et fort ; et en ce ressemble à cest oiseau lequel a le bec si poinctu et si fort qu'il en perce les arbres.»

4. Expression délicate, trop peu employée aujourd'hui; le substantif affinemeni n'avait pas moins de vogue :

52D t^OËSlES PRAMÇAISES.

Et plus je Yoy de bien , et plus de maux je se&s \ Car le feu qui me brusle est celuy qui m*esclai^e^

bêlas I combien de jours , helas I combien de nuicts JPay veseu loing du lieu , où mon cœur fait demeure! C'est le vingtième jour que sans Jour je demeure, Mais en vingt jours j*ay eu tout un siècle d'ennuis.

Je n*en veux mal qu'à moy, malheureux que je suis, Si je souspire en vain , si maintenant j'en pleure ; C'est que mal advisé je laissay en mal' heure , Celle là que laisser nulle part je ne puis.

J'ay honte que desjà ma peau decoulouree Se voit par mes ennuis de rides labourée^ : J'ay honte que desjà les douleurs inhumaines

Me blanchissent le poil sans le congé du temps. Ëncor moindre * je suis au compte de mes ans , Et desjà je suis vieux au compte de mes peines.

xvn.

Si onc j*eus droict, or j'en ay de me plaindre:

«c Vaffinement des esprits, dit Montaigne, ce n'en est pai rassagissement. n Ess,, III, 9.

1. Cest à pea près ce qae les anciens disaient de réi<xquence : a Eloquentia.... urendo darescit : d Dialog. dt Orator» c. 36. V. pour cette| citation et les remarque! qui raccompagnent, M. Villemain» LiUéralure françaUi au xviii* siècle, t. iv, p. 15, 2' édition.

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