Jeune : on disait alors moindre d'aage. Y. Nicot
€ar qui voudroit que je fusse content Estant loing d'elle? Et je ne sçay pourtant, En estant près, si mon mal seroit moindre*.
Ou près , ou loîng , le mal me vient attaindre ; J*ay beau fuir ^, en tous lieux il m'attend : Près, un vif mal ; et puis, loing d'elle estant, Une langueur , autant ou plus à craindre.
0 fier Amour , que tu as long le bras S
Puis qu'en fuyant on ne l'évite pas* I
Puis qu'il te plaist , helas , je suis tesmoing ,
Puis qu'à mon dam il t'a pieu que le sente , Que ta main a , d'une arme non contente. Le feu de près, et les flèches de loing*.
1. On retrouYe les mêmes idées dans les Sonn. 19, 104 1 108 de Pétrarque.