‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 283 sur 293 · Jeune : on disait alors moindre d'aage. Y. Nicot · texte numérisé non relu

Jeune : on disait alors moindre d'aage. Y. Nicot

€ar qui voudroit que je fusse content Estant loing d'elle? Et je ne sçay pourtant, En estant près, si mon mal seroit moindre*.

Ou près , ou loîng , le mal me vient attaindre ; J*ay beau fuir ^, en tous lieux il m'attend : Près, un vif mal ; et puis, loing d'elle estant, Une langueur , autant ou plus à craindre.

0 fier Amour , que tu as long le bras S

Puis qu'en fuyant on ne l'évite pas* I

Puis qu'il te plaist , helas , je suis tesmoing ,

Puis qu'à mon dam il t'a pieu que le sente , Que ta main a , d'une arme non contente. Le feu de près, et les flèches de loing*.

1. On retrouYe les mêmes idées dans les Sonn. 19, 104 1 108 de Pétrarque.

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